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B.TSCHUMI
Magnifique exposition de Bernard Tschumi au Centre Pompidou jusqu’au 28 juillet 2014 !

L’architecture non pas du point de vue du style, mais à partir d’une série d’arguments conceptuels qui trouvent leur origine dans le cinéma, la littérature, les arts plastiques ou la philosophie. 
Le Centre Pompidou a choisi d’inviter Bernard Tschumi, architecte et théoricien de l’architecture, et présente la première grande rétrospective de son œuvre à travers près de trois cent cinquante dessins, croquis, collages et maquettes inédits.

En explorant le processus de transformation d’une idée ou d’un concept en un projet d’architecture, l’exposition décrypte aussi pour la première fois la pratique de Bernard Tschumi. Depuis la fin des années 1970, il définit l’architecture non pas du point de vue du style, mais à partir d’une série d’arguments conceptuels qui trouvent leur origine dans le cinéma, la littérature, les arts plastiques ou la philosophie. Cette définition a radicalement renouvelé les méthodes de conception de l’architecture. 

 » Dans l’idée de notation, il y avait deux choses différentes. La première était une question de langage : si vous voulez changer quelque chose, il faut parfois changer la manière d’en parler. Quand Wittgenstein et Jameson parlent de la prison-house du langage, c’est parce que si l’on utilise des axonométries en architecture, inévitablement nous allons avoir des œuvres qui procèderont des axonométries. Par conséquent, il faut se poser la question de la langue qu’utilise l’architecte. C’est la première question, valide encore aujourd’hui lorsque l’on travaille en numérique. L’utilisation du numérique va-t-elle nous permettre de changer l’architecture, ou vat-on refaire la même chose mais en ajoutant des surfaces à double courbure ?
La notation vise également à documenter ces aspects qui n’avaient jusque-là pas été mis en avant dans l’architecture, c’est-à-dire le mouvement des corps dans l’espace, l’action, les conflits. Quand on est architecte, on reçoit des programmes avec tant de mètres carrés de ceci ou de cela. Ces mètres carrés reflètent des raisons souvent culturelles. La littérature se situe directement dans la culture qui, elle, va influencer notre manière de penser. Je me suis dit : « Au lieu de donner des mètres carrés à mes étudiants, je vais leur donner des extraits de textes. » […]

Extrait de l’entretien avec Frédéric Migayrou et Aurélien Lemonier, commissaires de l’exposition. 

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