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Le dessin de la semaine

Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 18
État intermédiaire 12 80×114 2020, Emmanuel Lesgourgues

… Emmanuel Lesgourgues va introduire des jeux de variations : ajouter un ou des modules sources…ou en enlever durant les phases suivantes. Mais dans tous ces exercices créatifs, il développe la succession en fonction de la quantité de modèles disponibles. Les plans, les coupes, les selles, les ajouts comme les triangles équilatéraux et polyèdres, le registre chromatique, les qualités texturales des volumes et surfaces, ces nouveaux paradigmes de construction doivent toujours suggérer la découverte et l’émerveillement d’un avènement de formes nouvelles ainsi que la dimension du processus en cours. Ils doivent rester dans une tridimensionnalité par « courbure », « repliement », « déploiement » sur eux-mêmes, se tenir aux possibilités limitées et se distribuer, se déplier dans l’espace. Chaque module se combine et collabore avec d’autres qui lui sont plus ou moins comparables pour réaliser des structures plus grandes, plus organisées…
Jean-Claude Thévenin

Diplômé de l’école Camondo, Emmanuel Lesgourgues est designer et architecte d’intérieur de formation.
Après une carrière dans l’architecture d’intérieur et dans l’enseignement, il devient commissaire d’exposition et directeur du fonds de dotation QUASAR, collection d’art contemporain qui abrite 1250 oeuvres, autour de 92 artistes français depuis les années 1980. Il est également vice-président du lieu d’art  » La Tannerie  » à Bégard en Bretagne.  
En parallèle, il développe un travail plastique, principalement autour du dessin, déclinant des thèmes organiques, des univers cellulaires féconds ou modifiés, à travers des motifs aléatoires, géométriques et une recherche sensible sur la couleur. Des formes denses, complexes, émergent de ces créations, formant un univers sexué et végétal en pleine métamorphose.

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2020 ♦ Semaine 17
Avril 2020, Anne-Lise Riond Sibony

Confinée loin de mon atelier de sculpture, mais avec un espace de travail, je me suis dis que c’était une occasion unique de pouvoir commencer à explorer la peinture à l’huile.
Le verre -mon matériau de sculpteur- est un support formidable pour la couleur mais il est très difficile de la contrôler : les couleurs changent à la cuisson, se mettent à des endroits imprévus, réagissent entre elles, la palette est limitée et surtout … on ne peut pas “corriger “ ! Un peu tout le contraire de l’huile.
Depuis plusieurs années j’ai entrepris de travailler autour de l’idée de la biologie et de la physique, de l’atelier comme un laboratoire scientifique, avec une série de pièces intitulée “Marie Sklodowska“. Assez naturellement les sujets de peinture sont dans la continuité de ce travail : des cellules et des virus…. mais de souches qui réparent mon âme au lieu de détruire mon monde.

Anne-Lise Riond Sibony est une artiste, sculpteur et peintre, qui utilise le verre comme matériau plastique de création.
Les fils conducteurs de son travail sont multiples et varient fortement d’une série à l’autre. Il reste cependant un fil constant, qui court tout au long de son œuvre, depuis le début de son travail, il y a 17 ans. Ce fil est la recherche des passages de la peinture à la sculpture et de la sculpture à la peinture. Trame de son œuvre, il est plus ou moins visible mais il est le lien d’un travail qui conduit l’artiste à s’aventurer aussi bien sur des champs très narratifs que des territoires abstraits.
Le travail d’Anne-Lise Riond Sibony est montré régulièrement en galerie depuis 1999. insta : mariesklodowska67 et objetteuse

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2020 ♦ Semaine 17
14-04-20, Catherine Geoffray

Chaque jour, je récupère les images de mes rêves, les ordonne pour reconstituer et écrire le récit du rêve, puis dessine d’après l’image la plus prégnante. au bic sur des carnets moleskine.
Parallèlement, je modèle des formes dans de la porcelaine crue, laissant surgir, sans projet, des formes le plus souvent organiques. Ces sculptures explorent et brouillent les frontières entre les différents aspects du monde vivant, qu’il soit humain, animal ou végétal, en mettant en lumière leurs ramifications intimes. Elles sont ensuite cuites sans émail.
Commencé il y a six ans, ce dispositif de création a produit un ensemble de plus de cinq cents récits, dessins et sculptures qui nourrissent un blog comme un journal de création en direct sur http://www.catherine-geoffray.tumblr.com. Ce journal fait l’objet de la publication régulière d’une série de livres, intitulée «Rêves Illustrés et Porcelaines» dont les tomes 10 et 11 sont à paraître.
Ce dispositif s’enrichit d’une série de petites peintures faites toujours dans le même esprit: sans image préconçue, chacune laisse le champ à l’improvisation.

Catherine Geoffray est une artiste, née en 1960, elle vit et travaille à Paris.

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2020 ♦ Semaine 16
Avril 2020, Laurent Burte

Le confinement, c’est long !

Laurent Burte est artiste, graphiste et directeur artistique. Sorti de Penninghen en 2002, il prend en main la direction artistique de plusieurs magazines culturel et mode (Sofa, Bag, Un Six Huit, Modzik etc.). Au sein de son studio L+B, il créé de nombreuses identités visuelles et s’occupe depuis 5 ans de la direction artistique des magazines Society, Running Heroes et du futur nouveau magazine So good.
@laurent_burte

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2020 ♦ Semaine 16
Avril 2020, Patrice Novarina

Effets secondaires du confinement : les genres se bousculent !

Baigné depuis l’enfance dans un environnement d’artistes et encouragé par Jean Dubuffet avec qui il se lie d’amitié dans les années 70, Patrice Novarina qui a exercé pendant plusieurs dizaines d’années comme architecte, devient aussi peintre et sculpteur. Fasciné par les objets du quotidien, il érige ses sculptures à la manière de totems ou de fétiches, avec des objets incongrus, vestiges trouvés ça et là et qui, assemblés à la manière de collages, prennent un sens nouveau. D’autres œuvres plus monumentales se trouvent à la croisée de l’architecture et de la sculpture. Il appelle d’ailleurs ces dernières des “archisculptures”. Ses peintures et sculptures ont été exposés à plusieurs reprises en France et au Portugal. Une partie de ses dessins ont été publiés chez Calligrammes dans l’ouvrage “D’un carnet à l’autre“ en 2015.

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2020 ♦ Semaine 15
Mars 2020, Sabine Lalande

Voici un dessin réalisé ces derniers jours.
Cette situation est si particulière que j’ai eu tendance à charger le papier.
..

Née à Paris en 1971, Sabine Lalande commence une carrière internationale à 25 ans en tant qu’invitée du Stedelijk Museum d’Amsterdam. Elle crée l’événement en 2002 au Fifav (Festival international du film sur l’argile et le verre, Québec) en obtenant le prix spécial décerné par Miquel Barcelò pour sa performance Colloque entre Plures et Una. Elle acquiert une expertise des surfaces céramiques et devient professeur en arts du feu. Elle développe aujourd’hui son travail dans l’intimité de son atelier et se ressource régulièrement en résidence au Japon, où elle multiplie les rencontres. Elle expose en Europe, en Asie et aux États-Unis.

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2020 ♦ Semaine 14
Crayon HB bien taillé sur Canson blanc, Eglantine Merle

Balancer des lignes, dévider,
tracer la route,
poursuivre ses propres traits.
Défaire les pleins des vides, démêler,
jusqu’à ce qu’apparaissent des contours, les
limites du blanc,
et se dessine enfin,
inconnue tant attendue,
la forme.

Je dessine donc des lignes, et les laisse un peu faire. Je m’aventure avec confiance dans des jeux graphiques privilégiant le lâcher prise, et sans idée préalable.
Les formes qui en surgissent, tel un langage codé que seule je comprends, me conseillent dans mes réflexions et ma pratique de la matière et du volume, et ouvrent de nouvelles pistes.

Eglantine Merle a cultivé sa passion pour les matériaux et leur transformation au sein du collectif Hypernuit d’abord (créateur bijoutier), et forme aujourd’hui Le Ruisseau, duo artistique où dialoguent textile et céramique.