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Le dessin de la semaine

“Un dessin qui reste de circonstance.
Il ne résonne pas seulement avec la crise qu’on traverse qui veut qu’on ne se touche plus, que ça fait un an que je n’ai pas embrassé mes parents …
Ce dessin dit aussi l’engagement matériel dans le dessin, la richesse de cette matière sur le papier, le désir qui peut nous lier et que le dessin exprime et nourrit.“
Bertrand Segers

« Depuis une trentaine d’années (et la première série des « Tores » de 1989-90), mon travail se développe selon des séries. « Sensorium » (2017-20) est la dernière en date. Chacune de ces séries est basée sur un « schéma spatial » particulier et l’ensemble de la série en est l’exploration et le développement. Ces schémas ne doivent pas être vus comme des symboles ou des métaphores mais comme des « modèles », et dans un sens quasi-scientifique ou plus exactement phénoménologique, et l’ensemble de ces séries tend vers une typologie des modes de circulation du sensible ».
Sylvie Pic

« Ce dessin à l’encre sur papier fin fait partie d’une étude de plusieurs pièces réalisées en parallèle de sculptures céramiques, sortes de poupées étranges.
Elles sont le reflet d’une pensée onirique faite d’hommes et de femmes proches les uns des autres et de la nature. Une pensée magique, une façon de sortir, de s’extraire et de flotter hors du temps matériel. »
Sabine Lalande

“Ce dessin est un extrait de carnet. Il a été fait dans un moment de vide, en 2020, un entre-deux temporel fait de doutes, d’hésitations, de non-idée, de néant. Malgré tout, une nécessité de faire sortir quelque chose était au bout du crayon. Alors un réseau s’est mis petit à petit en place, pour qu’au bout du cheminement intellectuel et graphique quelque chose pousse. Une envie, retourner à l’atelier. C’est comme ça que j’ai commencé à former des plantes de verre à la flamme de mon chalumeau. Je regardais simplement des espèces pousser, là où normalement il n’y avait pas de place. Des végétaux qui occupaient des interstices laissés vacants. Des plantes qui étaient là, en dormance.“
Mathilde Caylou

“Ce dessin date de 2019. Lors d’un séjour et résidence en Chine en 2018, j’ai été impressionnée par toutes les constructions en train de se faire ou de se refaire, enchâssées dans leurs échafaudages ou emballées dans des métrages de textiles à carreaux que j’ai aussitôt traduit à ma manière en argile. J’ai réalisé une série de dessins pour mon exposition From Paper to Clay à la galerie Catherine Issert à Saint Paul de Vence où j’ai présenté un mur d’architecture en terre posé sur de petites étagères blanches face à une longue ligne de dessins et d’aquarelles dont celui-ci. Je note que la grille est souvent présente dans mon travail, gravée dans l’argile, peinte à l’engobe ou dans les dessins.“
Daphne Corregan

En 2011, après plusieurs mois de réflexion, les Traces Habiles voient le jour. 
En 2021, après plusieurs mois de silence et en attendant de pouvoir faire la fête sereinement, nous vous proposons de découvrir pour les semaines à venir des dessins d’atelier. Réalisés par les auteurs associés des Traces Habiles, depuis 10 ans ou plus récemment, ils deviendront en quelque sorte les traces de cette longue période parcourue tous ensemble.

“Je l’ai fait après coup ! Il s’agit d’un vase pique-fleurs que j’ai réalisé en grès émaillé en pensant aux immeubles et habitations détruites par les bombardements dans différentes régions du monde… Ce vase que je vais traiter en série s’appelle TANK YOU ! C’était au départ une réponse au concours de la Petite Forme en Céramique organisé par Expressions Terre, sur le thème « Dîtes-le avec des fleurs! »
Hélène Mougin

Dernier dessin de la semaine de la saison, bel été à tous !

Retrouvez les 204 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2020 ♦ Semaine 31
Les nageurs, Karima Duchamp

Une série démarrée pendant le confinement.
Travailler la gouache comme une nouvelle matière, le bleu et ses variations comme pour évoquer la Méditerranée qui m’est si chère. J’avais envie de corps bruns, de gouttelettes d’eau, de fraîcheur.
..

Diplômée des Beaux-Arts avec un solide bagage en céramique, Karima Duchamp explore l’argile et la couleur en céramique avec liberté. Inspirées par la nature et le genre humain, ses sculptures, dessins et installations sont fondées sur l’observation de phénomènes sensibles. Elle poursuit ses explorations lors de résidences artistiques (États-Unis, Japon).

On  retrouvera ses « boites aquatiques » à l’occasion de l’exposition collective de céramique contemporaine au Couvent de Treigny en Bourgogne :
« La boite à … », du 4 juillet au 6 septembre 2020, tous les jours de 14h à 19h.
Le Couvent, 89520 TREIGNY

Le dessin de la semaine
Retrouvez les 203 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2020 ♦ Semaine 30
Printemps 2020, Mélanie Faucher

C’est étonnant car je pensais ne pas avoir dessiné pendant le confinement, que je n’en avais pas même eu envie. Mais en fait, j’ai dessiné ! 
Quelle drôle de situation, je suis retombée sur mes dessins, des corps, de la chair, des silhouettes… 
Tout d’un coup, je réalise l’écho que ces dessins personnels ont avec mon chantier du moment : la création des vitraux de l’église de Bron sur lesquels je travaille avec Jean Jacques Fanjat et Maryline Monel. Je n’ai pas encore d’image à communiquer sur ce projet c’est donc compliqué d’expliquer le lien, mais cela viendra plus tard.

Après une formation classique en dessin et modelage, Mélanie Faucher se tourne vers l’art du vitrail. Elle est diplômée d’un CAP arts et techniques du verre, option Vitrail. Par la suite, d’ateliers en ateliers, elle se forme aux différentes techniques et développe ses compétences, notamment en peinture sur verre. Cette pratique a ouvert de nouvelles possibilités artistiques, permettant une plus grande liberté dans la composition des vitraux.