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Le dessin de la semaine
Retrouvez les 165 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2019 ♦ Semaine 12
Ré-inventer Paris – rue Ordener 75018, Bruno J.Hubert

“Ouvrir les cages (d’escalier) sur le ciel ; cohabiter en partageant un jardin haut au R+3, cultivé, régénéré au compost produit par les logements.”
Logements participatifs et crèche, rue Ordener, 75018 Paris
Concours “Réinventer Paris“, lauréat janvier 2016, livraison 2019

Depuis 1987, Bruno J. Hubert est architecte associé de “Hubert & Roy architectes et associés“. L’agence est spécialisée dans la conception et la définition technique d’habitats, d’équipements éducatifs, hospitaliers et industriels, la construction de bureaux et les projets d’urbanisme.
L’agence a réalisé de nombreux projets en France ainsi qu’à l’étranger (Hong Kong, Moscou, Chine). Parmi ceux récemment achevés, on trouve la Tour EQHO sur le site de la Défense, la rénovation complète de la Tour 9 à Montreuil, le lycée et l’école maternelle du Bourget.
Actuellement l’agence travaille entres autres sur le pôle numérique de Saint-Denis et des logements à Paris dans le XVIIIeme à l’occasion du concours “Réinventer Paris“.
Depuis 1993 Bruno J. Hubert est enseignant titulaire des écoles d’architecture, membre fondateur de l’ENSA Paris-Malaquais en 2000 et responsable des échanges de l’Ecole d’architecture Paris-Malaquais avec la Chine.

Merci à Jean-Edouard Bodziak, Franck Mas, Anne Seiller et Olivier Marty
d’avoir incarné le texte “On lit ou on regarde un dessin ?“
à l’occasion de la Nuit de la Lecture 2019.

Merci à vous tous, petits et grands, pour votre écoute attentive
et aux Urban Sketchers pour leurs captations dessinées.

Merci à toute l’équipe de la Bibliothèque Forney de nous avoir ouvert les portes de ce bâtiment remarquable et à la Mairie de Paris pour sa confiance.

© Constance Ranoux
© Constance Ranoux

Tellement heureux de commencer l’année par une invitation !

Les Traces Habiles Nuit de la Lecture 2019

Nous vous attendons le samedi 19 janvier à la Bibliothèque Forney à l’occasion de la Nuit de la Lecture 2019 autour du texte “On lit ou on regarde un dessin ?”.

Recomposé à partir des témoignages de 170 créateurs (architectes, designers, paysagistes, graphistes, stylistes, danseurs, comédiens, musiciens, écrivains, cuisiniers, artisans d’art…) le texte restitue les multiples enjeux du dessin/dessein dans le processus créatif.

La soirée, organisée sous la forme d’une performance dessinée dans la Galerie de la Bibliothèque Forney, donnera la parole à 3 comédiens. Leurs mots se suivent, se répondent, se confrontent. L’artiste, qui incarne par sa présence silencieuse tous ceux qui prennent le crayon pour poser l’idée sur le papier, se saisit de leurs mots pour tracer sur de grandes feuilles ses propres déambulations.

Venez (re)découvrir à cette occasion l’Hôtel de Sens, qui abrite la Bibliothèque Forneyconstruit durant la seconde moitié du XVe siècle par Tristan de Salazar, archevêque de Sens. Avec ses tourelles d’angle, son porche gothique, son donjon et ses hautes fenêtres parées de blason ressemble à un ingénieux croisement entre un château-fort et une demeure de plaisance de la Renaissance…
À la fois bibliothèque de conservation et de prêt, la Bibliothèque Forney a pour spécialités les beaux-arts, les arts décoratifs, les arts graphiques, les métiers d’art et leurs techniques ainsi que la mode, la publicité, le design. C’est une des grandes bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris qui se signale par la diversité de ses documents : livres et revues, ephemera, catalogues d’expositions, de musées, de ventes publiques et de salons…

Lecture : Jean Edouard Bodziak,  Franck Mas, Anne Seiller
Captation dessinée : Olivier Marty

Bibliothèque Forney, samedi 19 janvier 2019, de 19h45 à 22h30
1 rue du Figuier 75004 Paris, entrée libre.

nuitlecture_2019_Avatar_300x300px (png, 26 Ko)

Belle et douce semaine à vous tous.

2018 Semaine 51
Cerisier gravé, Julian Schwarz

Schwarz Cerisier gravé L

“Voici un dessin récent sur cerisier qui est en train de devenir une sculpture
de 31x27x8,5 cm. J’espère au final souligner le motif avec un peu de couleur…“
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JULIAN SCHWARZ vit et travaille en Bourgogne. Après ses études à l’école d’art Slade à Londres, il construit des formes complexes en bois. Celles-ci se sont développées en de grands vaisseaux taillés dans un seul bloc. Il travaille actuellement les billes avec des outils manuels et traditionnels.
Il est lauréat du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main en 2010. Ses oeuvres se trouvent au Fonds National d’Art Contemporain, au Musée des Arts Décoratifs à Paris, à la Henry Moore Foundation, à la Tate, au V&A Museum et dans de nombreuses collections particulières.

Nous avons la très grande tristesse de vous annoncer le décès de Jalil Amor,
auteur – associé de l’association Les Traces Habiles depuis juin 2012.

Jalil L

C’est au regard de la richesse de ses dessins et de la qualité de sa pratique que l’association Les Traces Habiles était heureuse de compter Jalil Amor parmi ses auteurs.

Ses dessins nous offrent le témoignage d’une maturité assumée. Le trait est vif, la couleur désinhibée des codes habituels, le cadrage précis.
A l’inverse d’une “illustration“ dont l’objectif serait de faire comprendre “après coup“ tel ou tel projet d’architecture, il s’agissait pour Jalil Amor de mettre en forme ses propres intuitions dans des visions fantasmées mais néanmoins rigoureuses des sites ou bâtiments. Son univers singulier était révélé par des représentations libres voire oniriques. Le dessin est pris ici comme révélateur de la forme en devenir.

Jalil Amor avait rejoint l’association Les Traces Habiles en 2012. Ses dessins ont été exposés en Juin 2013 à la Bibliothèque Forney, en avril 2013 au 6 Elzévir à l’occasion de l’exposition “Intimités créatives“, en novembre 2012 à l’ENSCI-Les Ateliers à l’occasion de l’exposition “Partitions, le tout divisé en parties“.

C’était un ami, c’était un des nôtres.

Certains d’entre vous les ont entendus lors de la soirée le 7 octobre 2017,
d’autres les ont découverts partiellement sur le site,
vous avez été nombreux à nous les demander,
les voici donc enfin réunis.

4181 mots, 20 pages, 6 ans d’entretiens, 170 auteurs.

extraits

Un manifeste sur la pratique du dessin

6 ans d’entretiens réalisés auprès de plus de 170 créateurs qui évoluent dans les champs de l’architecture, du design, du paysage, du graphisme, de l’artisanat d’art, du stylisme, de la lumière, de la scénographie, de la danse, du théâtre, du cinéma, de l’écriture, de la musique, de la gastronomie, des sciences…
Leurs paroles, définitions, métaphores personnelles, constats, relevant parfois de l’autocritique ou de l’autofiction, questionnent la place du dessin dans le processus créatif.
La singularité et la pluralité de ces témoignages dégagent, au-delà même de l’identification de leurs auteurs, une forme d’universalité sur les pratiques contemporaines du dessin.
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On lit ou on regarde un dessin ?, collection extraits, éditions Les Traces Habiles.
20 pages, N/B, 6€ + frais de port
ISBN : 978-2-9564255-0-2
Disponible auprès de l’association Les Traces Habiles : contact@dess-e-ins.fr

Extraits est une collection qui restitue les entretiens réalisés avec des créateurs de tous horizons sur la pratique du dessin, abordé non pas comme une finalité en tant que telle mais comme le langage de la pensée en-cours. Recomposés sous forme de miscellanées, leurs témoignages, entre paroles collectives et récits individuels, questionnent le processus de création dans ce qu’il a de plus intime, la genèse de l’œuvre.

“Extraits“
Un récit sur la pratique du dessin collecté depuis 6 ans auprès de plus de 170 créateurs.
Rv sur notre page facebook pour retrouver le texte en continu parce-que, pour nous, le dessin c’est tous les jours !
Extraits 33
Le dessin est…

Le dessin est une langue vivante.
Le dessin est un langage non verbal.
Il y a des choses qui ne passent par les mots.
Le dessin est un langage qui ne passe pas nécessairement par l’usage des mots.

Le dessin ?
Un déplacement de l’esprit, jamais neutre.

Un moyen simple et rapide de canaliser mes pensées,
une note à la volée,
une matière brouilleuse à la fois mémoire et béquille.

Du temps, un instant, une question en suspens, une pause… et à la fois un mouvement.

Le dessin est conciliant.
Défoulatoire !

Un à-côté plus pratique que la peinture, moins cher.
Un outil pour capter les sensations aussi bien spatiales… que gustatives !
Un médium rapide et efficace, débarrassé, autant que possible, de toute anecdote.

Une écriture pour parler des fondements de la pensée humaine,
l’essence d’une mémoire partagée.
Noble, simple et complexe !

Un regard intérieur de visions opposées
Une bascule presque douloureuse
Un combat contre l’anxiété
Un tuteur, qui donne le sens de la feuille.

Une réflexion en abscisse et ordonnée et finalement toujours désordonnée.

L’entre-deux plein de promesses, mon pense-bête,
mon tir à vue, mon fond de casserole, mon bois de chauffe,
mon petit-plaisir, mon attrape papillons, mes farces et attrapes…

Une matière à penser
Un cadre qui permet de s’aventurer
Un geste de la main et du corps
Une intention cultivée, pudique et incarnée
Un talisman que l’on porte en quête de sens, à l’origine de tout ce que l’on entreprend.
Autonome, impermanent, libre.

Une manière de fragmenter et de décrypter une méditation interne souvent illisible pour le monde extérieur…