Pour commander l’ouvrage
“La consigne, les dessins des métiers d’art“ ?

31,50€ TTC par chèque à l’ordre de “Les Traces Habiles“
Les Traces Habiles/Claire Combeau – 103, rue Saint Maur 75011 Paris
Frais de port offert jusqu’au 15 juin.

Chaque semaine un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 113 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2017  Semaine 23
Bérengère Paris, ennoblisseur textile

B.PARIS L

“Je développe des collections textiles en concevant et en fabriquant de curieuses créatures, des tissus sérigraphiés et des objets textiles. Présents depuis les temps les plus anciens, les monstres, tout comme les contes ou les légendes, répondent à un besoin profondément inscrit dans l’esprit humain. Le design se veut bienfaisant : dans mon processus de création, j’utilise le code inverse en m’appuyant sur des images universelles autour de l’idée de la peur pour créer des objets poétiques et décalés.
Le dessin, c’est la partie rigide de ma création, l’enveloppe conservatrice, l’image de base, le point de départ de l’histoire : Il place le décor et la situation initiale. Il me permet d’expérimenter de façon très libre sans penser à la finalité de ma création. Par la suite, la production de l’objet, c’est la partie souple que j’adapte. L’objet évolue par une volonté d’explorer différents procédés et de revisiter naïvement des techniques traditionnelles liées au textile.“
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Après un BTS en design de mode à Nancy, BÉRENGÈRE PARIS a poursuivi ses études en design textile à la HEAR (Haute École des arts du Rhin) à Mulhouse, où elle s’est spécialisée dans la manipulation de surface et le design d’imprimés. Sensibilisée à la question du travail artisanal local pour maintenir une tradition textile régionale forte, elle choisit d’installer son atelier à Mulhouse où elle développe ses collections textiles.
En parallèle de cette activité, elle enseigne le design de mode et la communication de mode à des étudiants en BTS, et travaille en free-lance sur la création d’imprimés à destination textile.

 

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Les Traces Habiles/Claire Combeau – 103, rue Saint Maur 75011 Paris
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Chaque semaine un dessin commenté par son auteur.
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2017  Semaine 22
Sabine Lalande, céramiste
Sabine Lalande A

“Je dessine souvent avant de me lancer dans la création de pièces. Je m’inspire au préalable d’éléments vivants qui m’entourent, de la vision de personnes croisées, puis je mélange les univers. J’ai constitué une base de données qui me permet de m’imprégner de toutes sortes d’images du passé, du présent et de cultures éloignées, très contrastées les unes par rapport aux autres. Je pars alors de cet éclectisme pour imaginer mes dessins, organiser la composition de mes futurs volumes. Ce que j’aime dans cette pratique, c’est transcender la réalité des corps et des visages en les maquillant, en leur conférant une théâtralité. J’aborde ces univers fugaces et fais apparaître des réactions colorées porteuses d’une transmutation de la matière en spirituel. C’est par cette action de la couleur, des liquides sur papier, sans repentir possible, que je valide mes choix, mes pensées. Cette pratique m’apporte la souplesse nécessaire, l’immédiateté qui insufflent à mes sculptures leur légèreté.“
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Née à Paris en 1971, SABINE LALANDE commence une carrière internationale à 25 ans en tant qu’invitée du Stedelijk Museum d’Amsterdam. Elle crée l’événement en 2002 au Fifav (Festival international du film sur l’argile et le verre, Québec) en obtenant le prix spécial décerné par Miquel Barcelò pour sa performance Colloque entre Plures et Una. Elle acquiert une expertise des surfaces céramiques et devient professeur en arts du feu. Elle développe aujourd’hui son travail dans l’intimité de son atelier et se ressource régulièrement en résidence au Japon, où elle multiplie les rencontres. Elle expose en Europe, en Asie et aux États-Unis.

 

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2017  Semaine 21
Juliette Vergne, ennoblisseur textile

JulietteVergne-02 copie

“De par ma profession d’artisan designer textile, le dessin fait partie intégrante de mon processus de création. Il se divise en trois phases essentielles : dessiner, teindre, imprimer.
Les motifs que je crée pour le textile sont avant tout des dessins. Je dessine toujours à la main, en essayant de court-circuiter au maximum l’outil informatique. Mes motifs débutent généralement par des croquis préparatoires puis je dessine grandeur nature directement pour réaliser mes typons* servant à l’impression au cadre plat. Cette technique, qui prend du temps, me permet de capter toute la sensibilité du dessin sans intermédiaire pour la retranscrire dans l’impression. Je privilégie les dessins grands formats pour l’impression.
C’est une part importante de ma démarche. Dessiner c’est contempler, réfléchir voire méditer, redonner une certaine valeur au temps qui s’écoule. C’est une démarche qui s’inscrit dans le mouvement Slow.“

(*) Typon : désignation courante du film destiné à la reproduction en offset et en sérigraphie.
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JULIETTE VERGNE est née en 1986 à Nîmes. Elle s’intéresse très tôt à l’univers du textile et, après une formation au stylisme, elle s’oriente vers le motif et le travail de la matière.
Elle est aujourd’hui artisan-designer textile et a lancé depuis 2013 une griffe à son nom, dans son atelier mulhousien. Volontairement positionnée dans le haut de gamme et écolo-orientée, elle veille à une production responsable, soucieuse de l’environnement.

 

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Chaque semaine un dessin commenté par son auteur.
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2017  Semaine 20
Anne Cécile Léon – Collectif Hypernuit, créateurs bijoutiers

CollectifHypernuit-09 copie

“Le dessin se trouve au cœur du processus créatif et interagit à différents niveaux. En amont, notre particularité est de faire collaborer artistes et designers au travers de recherches parallèles menées autour d’un thème fédérateur : « porter le paysage », où se mêlent esquisses, expérimentation sur les matières et motifs graphiques. Ces derniers, intégrés aux objets par gravure et sérigraphie sur métal et cuir, contribuent ensuite à leur conférer une portée symbolique. En aval, les images deviennent prétextes à une prolongation plastique ouvrant une réflexion sur la façon dont le bijou peut être transposé, nous invitant à pénétrer pleinement dans un univers.
L’ensemble tente de mettre en lumière ces interactions, en faisant cohabiter formes expérimentales et formes abouties, tout en réservant une place active au dessin numérique considéré, au-delà de sa dimension technique, comme un outil de communication et d’expression à part entière.“
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François Marteau, Églantine Merle, Julie Loos et Anne-Cécile Léon fondent Hypernuit en 2013. Formés au design industriel, au design textile, au graphisme et aux beaux-arts, les membres du collectif placent la confrontation des savoir-faire au cœur de leur inspiration et de leur volonté de produire un bijou s’éloignant résolument de l’accessoire.

La consigne, les dessins des métiers d’art
Éditions Ateliers d’Art de France
260 dessins, 50 créateurs

Chaque semaine un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 109 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2017  Semaine 19
Xavier Noël, doreur ornemaniste

110.XavierNoel 120517

“Je ne faisais pas de croquis, au début. Je comptais sur ma mémoire pour garder mes idées et sur l’improvisation pour guider mes mains. Ma mémoire m’a joué des tours à plusieurs reprises, et j’ai alors décidé d’utiliser des carnets. J’y fais des dessins très rapidement, parfois pour laisser la trace d’un flash, fixer l’idée d’une texture, d’un assemblage, d’une silhouette, et parfois pour chercher une forme, un nez, un sourire, l’emplacement d’une paire d’oreilles ou d’une grappe de pompons. Je n’utilise quasiment jamais de couleurs, je ne transporte avec moi que le minimum : un stylo, un feutre, un crayon. Quelques annotations viennent préciser une matière, une couleur, un mouvement. Je conserve ces carnets au fil des années, ils me permettent de garder une trace de l’évolution de mes recherches, et de revenir à des projets anciens que j’intègre à mon travail actuel.“
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XAVIER NOËL développe un travail autour du masque, hybridation des Arts premiers et anciens, de la pop culture et des techniques d’ornementation occidentale. En résultent des pièces tantôt sympathiques, tantôt inquiétantes, composées de matériaux divers et toujours inspirées des techniques traditionnelles de dorure.

Cette semaine, un “dessin composé“ pour vous inviter à rencontrer :
Isabelle Daëron designer, Jean-Baptiste Fastrez designer,
Alain Mailland tourneur-sculpteur sur bois, Patrick Loughran céramiste,

 le samedi 6 mai de 15h à 16h au Salon Révélations – Grand Palais
à l’occasion de la conférence : « les dess(e)ins de la création“

2017  Semaine 18
Isabelle Daëron, Jean-Baptiste Fastrez, Alain Mailland, Patrick Loughran

109. Révélations conference

À l’occasion de la sortie du livre La consigne, les dessins des métiers d’art, Les Traces Habiles questionne le statut du dessin dans le processus créatif.
Le rapprochement des disciplines “métiers d’art et design“ opéré cette année au sein du salon Révélations est une formidable opportunité de comprendre les parcours singuliers de chacun des créateurs et de saisir les perméabilités ou les distinctions qu’il existe entre ces pratiques.
Artisans, concepteurs, “faiseurs“, chercheurs… le dessin est pour beaucoup d’entre eux le langage privilégié pour constituer un réservoir d’inspiration, poser des hypothèses ou expérimenter de nouvelles directions.
En invitant des créateurs à témoigner sur la genèse de leurs projets et en s’appuyant sur les dessins produits à cette occasion, la rencontre cherche à rendre tangible les coulisses de la création.

Samedi 6 mai de 15h à 16h – Révélations Grand Palais – Espace conférences

« Le dessin est une écriture qui permet d’accéder aux fondements de la pensée humaine, il est l’essence d’une mémoire partagée… »

Merci aux 50 créateurs qui ont accepté de montrer leurs esquisses, leurs tracés préparatoires, leurs productions personnelles, intimes et décomplexées.
Merci pour leur confiance, leur générosité, leurs paroles sensibles et cultivées.

Vous pourrez découvrir leurs dessins et leurs témoignages dans le livre
“La consigne, les dessins des métiers d’art“, disponible en exclusivité sur le salon Révélations du 3 au 8 mai, stand H14 au Grand Palais à Paris.

2017  Semaine 17
Emmanuelle Béduneau, feutrière

LA_CONSIGNE_

“Les bords de Loire, les perruches bruxelloises, les floraisons de Glorianes, le grain de sa peau, les vibrations de mon corps sont autant de prétextes à une observation. J’aime voyager dans ces microcosmes, en capter les motifs, les couleurs qui s’en dégagent et qui pourtant échappent à tant d’individus.
La subtilité de notre monde natif est mon inspiration première. Et le dessin à la main intervient dans mon travail bien avant le recours au numérique. Une traînée de carbone, une tache d’eau sont des hasards bienvenus propulsant mon imagination.
Pour créer un tissu feutré, je me sers de mon aiguille à barbe comme d’un stylet, et la laine ou les autres matières premières utilisées sont une encre dont la substance particulière apporte richesse à mon ouvrage.
J’envisage le textile comme le prolongement du vivant. Une matière animée et sensible, qui s’éveille, vibre à travers ses sinuosités, ses colorations fragiles et changeantes, son élasticité, sa complexité.“
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C’est cet « animisme » fascinant que cherche à retrouver EMMANUELLE BÉDUNEAU avec l’usage de matières nobles et naturelles telles que la plume, la laine ou la fourrure. Titulaire d’un master à l’Ensav de La Cambre (Bruxelles), elle cultive depuis son enfance sa curiosité pour les matériaux souples. D’abord formée au prototypage et au modélisme industriel, il lui semble fondamental de se rapprocher de la matière, de l’essence même de l’objet. Elle concrétise cette démarche dans son atelier « Analepse felt design » et se spécialise entre autres dans la méthode de l’aiguillage.