Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 17
14-04-20, Catherine Geoffray

Chaque jour, je récupère les images de mes rêves, les ordonne pour reconstituer et écrire le récit du rêve, puis dessine d’après l’image la plus prégnante. au bic sur des carnets moleskine.
Parallèlement, je modèle des formes dans de la porcelaine crue, laissant surgir, sans projet, des formes le plus souvent organiques. Ces sculptures explorent et brouillent les frontières entre les différents aspects du monde vivant, qu’il soit humain, animal ou végétal, en mettant en lumière leurs ramifications intimes. Elles sont ensuite cuites sans émail.
Commencé il y a six ans, ce dispositif de création a produit un ensemble de plus de cinq cents récits, dessins et sculptures qui nourrissent un blog comme un journal de création en direct sur http://www.catherine-geoffray.tumblr.com. Ce journal fait l’objet de la publication régulière d’une série de livres, intitulée «Rêves Illustrés et Porcelaines» dont les tomes 10 et 11 sont à paraître.
Ce dispositif s’enrichit d’une série de petites peintures faites toujours dans le même esprit: sans image préconçue, chacune laisse le champ à l’improvisation.

Catherine Geoffray est une artiste, née en 1960, elle vit et travaille à Paris.

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2020 ♦ Semaine 16
Avril 2020, Laurent Burte

Le confinement, c’est long !

Laurent Burte est artiste, graphiste et directeur artistique. Sorti de Penninghen en 2002, il prend en main la direction artistique de plusieurs magazines culturel et mode (Sofa, Bag, Un Six Huit, Modzik etc.). Au sein de son studio L+B, il créé de nombreuses identités visuelles et s’occupe depuis 5 ans de la direction artistique des magazines Society, Running Heroes et du futur nouveau magazine So good.
@laurent_burte

Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 16
Avril 2020, Patrice Novarina

Effets secondaires du confinement : les genres se bousculent !

Baigné depuis l’enfance dans un environnement d’artistes et encouragé par Jean Dubuffet avec qui il se lie d’amitié dans les années 70, Patrice Novarina qui a exercé pendant plusieurs dizaines d’années comme architecte, devient aussi peintre et sculpteur. Fasciné par les objets du quotidien, il érige ses sculptures à la manière de totems ou de fétiches, avec des objets incongrus, vestiges trouvés ça et là et qui, assemblés à la manière de collages, prennent un sens nouveau. D’autres œuvres plus monumentales se trouvent à la croisée de l’architecture et de la sculpture. Il appelle d’ailleurs ces dernières des “archisculptures”. Ses peintures et sculptures ont été exposés à plusieurs reprises en France et au Portugal. Une partie de ses dessins ont été publiés chez Calligrammes dans l’ouvrage “D’un carnet à l’autre“ en 2015.

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2020 ♦ Semaine 15
Mars 2020, Sabine Lalande

Voici un dessin réalisé ces derniers jours.
Cette situation est si particulière que j’ai eu tendance à charger le papier.
..

Née à Paris en 1971, Sabine Lalande commence une carrière internationale à 25 ans en tant qu’invitée du Stedelijk Museum d’Amsterdam. Elle crée l’événement en 2002 au Fifav (Festival international du film sur l’argile et le verre, Québec) en obtenant le prix spécial décerné par Miquel Barcelò pour sa performance Colloque entre Plures et Una. Elle acquiert une expertise des surfaces céramiques et devient professeur en arts du feu. Elle développe aujourd’hui son travail dans l’intimité de son atelier et se ressource régulièrement en résidence au Japon, où elle multiplie les rencontres. Elle expose en Europe, en Asie et aux États-Unis.

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2020 ♦ Semaine 14
Crayon HB bien taillé sur Canson blanc, Eglantine Merle

Balancer des lignes, dévider,
tracer la route,
poursuivre ses propres traits.
Défaire les pleins des vides, démêler,
jusqu’à ce qu’apparaissent des contours, les
limites du blanc,
et se dessine enfin,
inconnue tant attendue,
la forme.

Je dessine donc des lignes, et les laisse un peu faire. Je m’aventure avec confiance dans des jeux graphiques privilégiant le lâcher prise, et sans idée préalable.
Les formes qui en surgissent, tel un langage codé que seule je comprends, me conseillent dans mes réflexions et ma pratique de la matière et du volume, et ouvrent de nouvelles pistes.

Eglantine Merle a cultivé sa passion pour les matériaux et leur transformation au sein du collectif Hypernuit d’abord (créateur bijoutier), et forme aujourd’hui Le Ruisseau, duo artistique où dialoguent textile et céramique.

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2020 ♦ Semaine 14
Mille pensées, Olivier Agid

Et un bonjour autour de vous pour que tout aille mieux.

Olivier Agid est un artiste, architecte de l’image. Basé en France, il a monté plusieurs ateliers-laboratoires qui forment un tout. A la fin des années 70, il a mis en place une expérience originale intitulée « acte image », qui interroge des aspects de la société en métamorphose. Les pièces qui en résultent forment une sorte de conte en images, comme une œuvre littéraire mais transcrite en image ; elles sont intégralement reliées aux opérations réalisées dans certains lieux du monde.

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2020 ♦ Semaine 13
Partition, Béatrice Aubert

Je rattrape mon retard sur un projet de partition d’une danse Fisel, chorégraphiée par Anthony Prigent pour l’ensemble des arts et traditions populaires du Léon Bleuniadur, aidée par le dispositif ARPD (Aide au Répertoire et Patrimoine en Danse) du CND (Centre National de la Danse). Le dessin est un des derniers croquis de parcours, représentant les déplacements des danseurs sur scène.

Après une carrière de danseuse interprète dans diverses compagnies de danse et principalement Fêtes Galantes dirigée par Béatrice Massin, Béatrice Aubert enseigne actuellement la danse classique et contemporaine sur la ville de Morlaix. Elle est également diplômée du CNSMD de Paris en analyse et notation du mouvement système Laban.

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2020 ♦ Semaine 13
VertViolet – mars 2020, Alexandra Tollet

“Juste un jeux d’encre de couleurs dans mon carnet. Pour le plaisir. Peut-être que cela deviendra autre chose plus tard.

Alexandra Tollet est céramiste et plasticienne. Elle vit et travaille à Saint Maur des Fossés.
Elle a reçu le Prix du Jury “Céramique sur Seine“ à Melun en septembre 2013 et le 1er prix du marché eurorégional du musée de Raeren en Belgique, en septembre 2009. Son travail est régulièrement exposé en France et à l’étranger à l’occasion d’expositions collectives et personnelles.
Ses œuvres ont été présentées au Festival de Céramique Paris 11 à la mi mars.

Allez, on s’y remet avec courage…
Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 12
Étude pour composteur, Tropicalisation des usages et des savoirs faire, Jean-Marc Bullet

Dans mon travail je m’intéresse aussi bien à l’histoire des Antilles, qu’à celle du design. Très longtemps ces deux histoires ont occupé mon esprit de façon séparée. Et un jour, j’ai lu un livre qui s’intitule  la maison « tropicale » de Jean Prouvé. Ce n’est pas tant l’esthétique qui m’a intéressé que le contexte historique. Par la suite j’ai compris que je séparais les histoires parce que la société dans laquelle je vivais m’avait appris à le faire. A partir de ce constat mes dessins ne sont pas seulement des projets de design mais chacun interroge tantôt interroge l’Histoire, les histoires, mon histoire, tantôt des pratiques culturelles. On y retrouve des problématiques constantes : l’enracinement, l’identité, …
Le dessin que je présente fait partie d’une recherche sur des composteurs en milieu urbain. C’est  l’occasion d’y projeter mes préoccupations citées plus haut.

Jean-Marc Bullet vit et travaille entre la Chine et la Martinique où il fonde son agence Bullet&Associes en 2009. En Chine il travaille en collaboration avec des agences de design (MOXI Studio)  et d’architecture (MOFEI Architecture).  Il enseigne également le design aussi bien en Chine (Nankin, Hangzhou) qu’au Campus Caraïbéen des Arts. Son travail est un trait d’union entre design et paysage dans lequel il traite aussi bien des questions écologiques que sociales. Il considère le design comme un moyen d’agir sur le monde que tout un chacun devrait maitriser. C’est la raison pour laquelle ces créations nous mettent toujours en position d’acteur plutôt que spectateur. Tantôt objets, tantôt espaces, elles transforment les relations sur lesquelles elles opèrent. 
Sur le plan social,  ces créations sont de véritables catalyseurs de relations sur un territoire, conjuguant les personnes, leurs usages et leur savoir être, demandant de l’engagement afin créer des lieux fertiles au lien social. Aussi,  ce n’est pas seulement une sensibilité écologique qui transparait dans son travail, mais une manière d’être au monde, de penser la relation à la nature, de vivre.
Il est diplômé de la Haute Ecole d’Art du Rhin et de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle  (ENSCI les Ateliers). Il a réalisé des jardins notamment à Strasbourg et Mulhouse. Son travail a reçu de nombreuses récompenses notamment le prix Gaz de France, l’Etoile Observeur du design en France et le German Design Award en Allemagne.

Nous vous attendons le samedi 14 mars 2020 au Festival de Céramique Paris XI,
autour du texte “On lit ou on regarde un dessin ?”.

Le texte, recomposé à partir des témoignages de 170 créateurs, dévoile les multiples enjeux du dessin/dessein dans le processus créatif.
Restitué sous la forme d’une lecture déambulatoire, il est incarné par 3 comédiens. Leurs mots se suivent, se répondent, se confrontent. À leurs côtés, l’artiste, qui par sa présence silencieuse représente tous ceux qui prennent le crayon pour poser l’idée sur le papier, se saisit de leurs mots pour tracer ses propres déambulations.

Lecture : Franck Mas, Augustin Passard et Anne Seiller
Captation dessinée : Olivier Marty

Festival de céramique Paris XI
Salle Olympe de Gouges – 15 rue Merlin 75011
à 15h et 17h30 – Entrée libre