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Archives de Tag: Benjamin Graindorge

Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
Retrouvez les 192 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2020 ♦ Semaine 19
Avril 2020, Benjamin Graindorge

Par la graisse et la couleur du trait, par la surface du papier, le dessin prend vie et se révèle à lui-même. Je dessine par couches successives, j’additionne pour trouver la silhouette de mon émotion.

Benjamin Graindorge est designer, diplômé de l’ENSCI – les Ateliers en 2006. Il est sélectionné deux années consécutives au festival Design Parade et remporte consécutivement le concours Cinna et les Audi Talents Awards dans la catégorie Design.
Après être parti en résidence à la villa Kujoyama à Kyoto il revient en France pour collaborer avec François Bauchet sur la scénographie de la Biennale
Internationale du Design de Saint-Etienne 2010. En 2011, il s’expose pour la première fois en solo show à la galerie Ymer&Malta.
A présent, Benjamin Graindorge a la chance de travailler à toutes les échelles du design : du design industriel au design d’édition en passant par la scénographie pour Ligne Roset, Artuce, Moustache, la Galerie Ymer&Malta, Hartô, Maison Hennessy …

2014  Semaine 42
Ermitage, BENJAMIN GRAINDORGE, oct 2014

 
Benjamin Graindorge
Dessin pour des projets de costume d’un spectacle de danse d’Hervé Robbe.

« Les costumes tourne autour de l’idée de l’ermitage.
D’abord sobre, simple, presque une toge de moine, puis après un moment de saturation et de folie, l’ermite commence à s’écouter, puis s’entendre pour finalement ouvrir son corps, son cœur et son âme à ce qu’il est vraiment. Et son « habit », sa tenue prend de l’épaisseur et de la texture, celle ci exprime l’évidence que cet homme, cette femme est plus vraie, plus sincère après s’être recentrée. Ces panaches, ces crêtes, ces coroles ne sont que l’expression d’une vérité qui nous était cachée. Flottantes, légères, colorées, elles cernent une silhouette plus souple, l’ermite n’est plus un ascète mais un humain. Il accepte son corps, son âme et il vit réellement.“

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BENJAMIN GRAINDORGE est designer.
Diplômé de l’ENSCI – les Ateliers en 2006, Benjamin est sélectionné deux années consécutives au festival Design Parade et remporte le concours Cinna et les Audi Talents Awards dans la catégorie Design. Après être parti en résidence à la villa Kujoyama à Kyoto il revient en France pour collaborer avec François Bauchet sur la scénographie de la Biennale Internationale du Design de Saint-Etienne 2010. En 2011, il expose pour la première fois en solo show à la galerie YMER&MALTA.
A présent, Benjamin Graindorge a la chance de travailler à toutes les échelles du design : du design industriel avec Ligne Roset ou Artuce, du design d’édition pour une entreprise comme Moustache, du design de recherche avec la Galerie YMER&MALTA et maintenant un projet de costume…
Une exploration du design à toutes les échelles pour continuer à découvrir de nouveaux paysages.

dess(e)ins éditions
De beaux ouvrages à découvrir, à emporter, à partager…
Disponibles auprès de l’association, règlement par chèque à l’ordre de “Les Traces Habiles”.

# Collection LES TRACES HABILES :
L’ouvrage consigne  la collection de dessins qui se constitue depuis 2011.
Mené comme une enquête sur les pratiques, les outils et les représentations des disciplines dans leurs singularités techniques et poétiques, les parcours intellectuels et gestuels des auteurs sont re-contextualisés : chaque dessin est accompagné par un texte de son auteur qui précise la finalité ou l’objectif de sa production, l’appartenance à une série ou l’unicité , le positionnement dans le processus créatif.
LES TRACES HABILES 01 : Mars 2012
Format : 18×26 cm, 160  pages, 70 reproductions couleur, 33€ TTC

# Collection CARNET RECOMPOSÉ
La collection CARNET RECOMPOSÉ présente le portrait d’une personnalité du monde des arts, des lettres, de la culture ou des sciences, réalisé à partir des traces graphiques qu’elle laisse sur le papier. Livre-objet, chaque ouvrage se présente sous la forme d’un coffret contenant 3 cahiers distincts qui présentent chacun un regard spécifique sur l’auteur.
Cahier dessin 64 pages, cahier texte 32 pages, cahier photos 16 pages, 80 reproductions couleur
Format 16×22 cm , 32€ TTC

CARNET RECOMPOSÉ / Benjamin Graindorge : Septembre  2012
Texte : Romain Kronenberg – Photos : Florian Kleinefenn

CARNET RECOMPOSÉ / Pascale Hanrot : Mai  2013
Texte : Valentine Milville, Nathalie Quintane
Photos : Matthieu Csech, Paquita Milville, Jean-Christophe Vaillant.

CARNET RECOMPOSÉ / Paul Louis Rossi : Septembre  2012
Texte : Jean-Michel Meurice – Photos : Nabil Boutros

CARNET RECOMPOSÉ / Catherine Zask : Mai  2013
Texte : Joëlle Zask – Photos : Matthieu Raffard

les traces habiles dess(e)ins  carnet recomposé dess(e)ins  carnet recomposé dess(e)ins  carnet recomposé dess(e)ins  carnet recomposé dess(e)ins

“INTIMITÉS CRÉATIVES“  au 6 rue Elzévir, 75003 Paris
du 12 au 14 avril 2013 de 12h à 20h
autour des dessins de Marie-Claude Beck, Caroline Bigot, Henri Bony, Jean-Marc Bretegnier, Jean-Noël Buatois, Michel Camain, Pierre Emmanuel Chatiliez, Edith Commissaire, Thibault Conan, Claude Courtecuisse, Marie Delafon, Nicolas Flawisky, Catherine Geoffray, Emmanuel Giraud, Benjamin Graindorge, Ahmet Gülgönen, Isabelle Janier, Jean-Marc Kerdelhué, Samuel Lacroix, Charlotte Lamoglia, Sébastien Lange, Erwan Lebourdonnec, Emmanuel Lesgourgues, Vincent Mauroux, Catherine-Jeanne Mercier, Sophie Milenovich, Patrice Novarina, Paul de Pignol, Bertrand Segers, Marie Sellier, Jean-François Vrod et Catherine Zask.
Nous serons heureux de vous accueillir plus particulièrement :
 le jeudi 11 avril 2013 à partir de 18h pour le vernissage 
• le samedi 13 avril à partir de 15h autour de Catherine Zask
pour la signature de son “Carnet recomposé“.


L’exposition PARTITIONS est ouverte au public jusqu’au 6 décembre 2012 de 10h à 18h,
du lundi au vendredi avec une ouverture exceptionnelle le samedi 24 novembre 2012.
ENSCI : 48, rue Saint-Sabin 75011 Paris.

-> Prolongation jusqu’au jeudi 13 décembre 2012 inclus.
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Dans les phases de recherche liées à la création, la pensée, face à la complexité des données en jeu, oscille entre décomposition et re-composition. Les types de partitions retenues, leurs logiques et leurs représentations, renseignent sur le processus d’élaboration de la pensée. Qu’il s’agisse d’écriture, d’architecture, de design, de cinéma, de musique, de gastronomie, le fait de “diviser-partager“ une entité permet suivant les cas de :

• rendre compte de la complexité d’un phénomène ou d’un territoire
• raconter le déroulement d’une œuvre, d’un récit ou d’un déplacement
• visualiser les étapes d’un développement, phase, stade, avancement
• représenter des hypothèses, variations ou déclinaisons …

Se pose alors la question de la représentation !
La partition musicale se compose d’un ensemble de signes notés sur des portées distinctes, disposées les unes au-dessous des autres, de l’aigu au grave, de manière à se correspondre dans le temps.
La notation de la danse a, elle, évolué, passant de schémas qui expriment “la figure“ à la Notation Laban qui traduit par des signes les éléments constitutifs du mouvement – l’espace, le temps, le poids, la force – sur une portée verticale, la lecture verticale indiquant la successivité des mouvements et la lecture horizontale leur simultanéité.
En amont, en parallèle et parfois en réaction à ces représentations codées, certains compositeurs ou chorégraphes conçoivent leur propre écriture pour poser les bases de leur création.
Dans l’univers du cinéma, le travail de découpe du scénario est l’occasion d’introduire les premiers visuels. Il peut s’agir alors d’un simple texte annoté dans la marge ou d’un storyboard précis, composé de vignettes défilantes qui simulent les différents plans de la caméra.
Dans l’étude d’un objet ou d’un bâtiment, la compréhension et l’articulation des différentes entités
– structures, formes ou matières – nécessitent parfois des représentations fragmentaires de type “axonométries éclatées“ qui sont alors à rapprocher des “écorchés“ de médecine.
Dans le registre du paysage, les cartes et blocs-diagrammes proposent, sur la base de projections horizontales, une spatialisation du territoire.
Les historiens utiliseront les frises chronologiques, les scientifiques les diagrammes…

Le premier ensemble de dessins présentés regroupe les partitions construites sur l’échelle du TEMPS : • Les écritures de la durée, la successivité des étapes, les stades, phases ou relevés de l’évolution, naturelle ou provoquée.
• Les diverses captations du mouvement, représentations narratives, descriptives ou “prescriptives“, les codes et interprétations.

Le deuxième ensemble rassemble les démarches liées au TERRITOIRE :
• Les notations spatiales, les traductions ou constructions abstraites, imaginaires, thématiques et/ou sensibles.
• Les relevés d’itinérances : visions fugitives ou “cartes-mémoires“ qui forment un lien dynamique entre auteur, temps et espace.

Le troisième ensemble révèle les décompositions d’une ENTITÉ :
• La fragmentation des éléments constitutifs : éclatement, stratification d’un corps, objet, récit ou concept ….
• L’inventaire des déclinaisons : hypothèses, modes d’emploi, scénarios …

Recomposées en série ou présentées comme des documents autonomes, ces partitions dessinées, que nous sommes invités à déchiffrer, nous proposent de nouvelles lectures autour de projets en cours ou finalisés.

Merci aux auteurs et aux étudiants de l’ENSCI qui en révélant la part intime, parfois inachevée et souvent méconnue, de leurs productions, nous permettent de mieux saisir les enjeux de leurs partitions :
Hugo l’Ahelec, ENSCI / Béatrice Aubert, danseuse, notatrice Laban / Sybille Berger, ENSCI / Caroline Bigot, artiste et paysagiste / Henri Bony, architecte / Jérôme Boulbès, auteur réalisateur / Stefano Bulfon, compositeur / Laurent Burte, graphiste / Caroline Burzynski, ENSCI / Michel Camain, écrivain Marianne Cardon, ENSCI / Louis Clair, concepteur lumière / Edith Commissaire, architecte d’intérieur, plasticienne / Bruno de Dieuleveult, storyboarder / Apolline Fluck, designer / Matéo Garcia, ENSCI  Benjamin Graindorge, designer / Ahmet Gülgönen, architecte / Chemsedine Henriche, ENSCI / Gaël Hiétin, designer / Deborah Kupfer, ENSCI / Samuel Lacroix, designer / Sébastien Lange, metteur en scène / Etienne Lecroart, auteur illustrateur / Louise Lefebvre, paysagiste / Octavio Lopez, compositeur / Gemma Lord, ENSCI / Thibault Louvet, ENSCI / Olivier Marty, artiste paysagiste / Sophie Milenovich, designer textile / Mügluck, auteur illustrateur / Maori Murota, cuisinière / Yann Ng Joon, ENSCI / Antoine Pateau, ENSCI / Kevin Pinsembert, ENSCI / Mathias Poisson, designer plasticien /  Jean-Michel Quesne, scénographe / Claire Renard, compositrice / Paul Louis Rossi, écrivain / Bertrand Segers, architecte / Diane Sire, ENSCI / Catherine Zask, graphiste.