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Archives de Tag: dessin

Vitruve, Vinci, Versailles

“Cette sérigraphie est créée par la superposition du dessin L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci (dessin bitmapé) et des tracés principaux du «petit parc» du château de Versailles comprenant le grand canal, parc dessiné par André Le Nôtre.
De la même manière que le dessin de Léonard de Vinci est fait d’après l’étude du traité De architectura de l’architecte ingénieur Vitruve, l’idée de l’utilisation du dessin de Léonard de Vinci et de sa superposition au plan du petit parc dessiné par André Le Nôtre, provient d’une analyse personnelle faite sur le dessin du parc et de la ville de Versailles, mais surtout de la lecture de l’étude de Michel Corajoud, Jacques Coulon et Marie-Hélène Loze : «Versailles : lecture d’un jardin» (1983), étude qui aborde le parc de Versailles sous un angle unique (celui du plan),  et pose l’hypothèse que le Nombre d’Or aurait régi la construction du parc en parallèle d’une adaptation avec le site existant. Cette sérigraphie, qui se veut plus comme un hommage à l’étude sus-citée qu’une analyse scientifique rigoureuse,  illustre parfaitement l’analyse globale du parc de Versailles, à savoir que malgré une apparence rigoriste des tracés, se trouvent des «folies» dans la structure du parc de Versailles et dans les œuvres d’André Le Nôtre en général. Ces «folies», comme la non symétrie manifeste sur l’ensemble des tracés, très visible sur les bras latéraux du grand canal, replace André Le Nôtre comme un paysagiste qui a « fait avec le site » et non comme un « brutaliste », c’est-à-dire qu’il s’est adapté au terrain préexistant pour dessiner Versailles.“

Amélie Blachot

Gare du Nord. Attentifs ensemble. Pandémie, 2020. Stylo bille sur papier, 100×70 cm. 

“Je dessine régulièrement les espaces que je traverse, de mémoire. Ce dessin est réalisé à partir de mes parcours quotidiens lors du second confinement en novembre 2020 le long du couloir d’échanges de la Gare du Nord à Paris. Ces perspectives sont enrichies de textes qui décrivent mes expériences d’usager, des annonces, des rencontres, des lectures de voyage dans la rame de métro.“
Julien Rodriguez

“Chaque jour je poste sur un blog www.catherine-geoffray.tumblr.com les récits de mes rêves illustrés et la photo de petites sculptures en porcelaine réalisées en parallèle. Menée depuis 2013, cette expérience s’est construite comme un dispositif de création, dans lequel, chaque matin, je note mes rêves sur mon trajet de métro me menant à l’atelier, puis je dessine d’après les images les plus prégnantes de mes rêves et enfin, je modèle des formes avec de la porcelaine crue.
Durant cette période, cette confrontation entre ces différentes créations a instauré un dialogue sans qu’aucun lien entre elles ne soit explicite. Quelque chose se déroule qui va puiser dans l’inconscient des images émergées des rêves, tandis que parallèlement, se modèlent des formes sans image préconçue, ni projet, à partir de petits blocs de terre que les mains façonnent. Surgissent alors des formes ou préformes plus ou moins hétérogènes où se dessinent des familles organiques, végétales ou minérales que la matière blanche commune de la porcelaine relie entre elles selon une logique interne ineffable. Une façon d’interroger les frontières osmotiques du vivant qu’il soit humain, animal ou végétal.“
Catherine Geoffray

“Il faisait beau et j’avais l’impression d’être dans une période de renaissance.
Ce premier confinement, je l’ai bien vécu, était comme une retraite au milieu de tous mais sans pouvoir se voir, ni se toucher, juste s’applaudir les uns les autres à la tombée de la nuit.
Le soleil était là, le printemps prenait place et nous étions en famille tout le temps.
Cela n’a pas été difficile… Tout s’était arrêté, il n’y avait plus d’urgence, plus de retard, juste du temps.
Alors j’ai recommencé à dessiner, pour rien ou plutôt… pour de vrai…
Je ne dessinais plus qu’avec mes crayons de papier, que j’ai mis de coté, et j’ai repris mes couleurs, crayons et feutres, pour quelque chose de plus libre, de plus lumineux.
Comme un vitrail, comme une espérance. »
Benjamin Graindorge

“Ce dessin a été fait à Séoul. Il représente le peuple, ma découverte de cette responsabilité, de le représenter, le montrer dans sa diversité. Je ne voyais pas avant Séoul, cette responsabilité. La grandeur de cette ville. La force pour la reconstruire après cette guerre fratricide. Ces gens, croisés dans les rues, c’est l’amour d’un pays.“
Lucie Balança

“Un dessin qui reste de circonstance.
Il ne résonne pas seulement avec la crise qu’on traverse qui veut qu’on ne se touche plus, que ça fait un an que je n’ai pas embrassé mes parents …
Ce dessin dit aussi l’engagement matériel dans le dessin, la richesse de cette matière sur le papier, le désir qui peut nous lier et que le dessin exprime et nourrit.“
Bertrand Segers

« Depuis une trentaine d’années (et la première série des « Tores » de 1989-90), mon travail se développe selon des séries. « Sensorium » (2017-20) est la dernière en date. Chacune de ces séries est basée sur un « schéma spatial » particulier et l’ensemble de la série en est l’exploration et le développement. Ces schémas ne doivent pas être vus comme des symboles ou des métaphores mais comme des « modèles », et dans un sens quasi-scientifique ou plus exactement phénoménologique, et l’ensemble de ces séries tend vers une typologie des modes de circulation du sensible ».
Sylvie Pic

« Ce dessin à l’encre sur papier fin fait partie d’une étude de plusieurs pièces réalisées en parallèle de sculptures céramiques, sortes de poupées étranges.
Elles sont le reflet d’une pensée onirique faite d’hommes et de femmes proches les uns des autres et de la nature. Une pensée magique, une façon de sortir, de s’extraire et de flotter hors du temps matériel. »
Sabine Lalande