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LTH

le 15 octobre 2011

Il y a 6 ans presque jour pour jour nous fêtions la création de l’association Les Traces Habiles.

6 ans après …

La consigne, les dessins des métiers d'art   LTH   BG recto   Carnet Recomposé / Pascale Hanrot   PLR recto  Carnet recomposé / Catherine Zask

De la tête à main, de la main au papier, du papier au livre…
Le projet éditorial s’est concrétisé par la publication de 2 ouvrages collectifs et de 4 monographies.

Vous pouvez les commander en envoyant votre chèque à l’ordre des Traces Habiles
avec vos coordonnées à l’adresse suivante :
les Traces Habiles, 103 rue Saint Maur 75011 Paris
Frais de port offerts jusqu’au 31 décembre !

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La consigne, les dessins des métiers d'art
LA CONSIGNE • ÉDITIONS ATELIERS D’ART DE FRANCE • 2017
Format : 19×26 cm /120  pages, 270 reproductions couleur, 31,50€ TTC
Cet ouvrage présente un fonds inédits de quelque 260 dessins réalisés par 50 créateurs. Le livre a reçu le Prix La Pensée de la Fondation Ateliers d’Art de France.

Avant-propos de Aude Tahon, présidente de la Fondation Ateliers d’Art de France
Introduction de Claire Combeau, fondatrice du projet dess(e)ins.
Texte de Christian Jacob, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS
Contributeurs : Benoit Averly, Marie-Anne Baccichet, Lucie Balança, Emmanuelle Béduneau, Pierre Bonnefille, Jeanne Bonnefoy-Mercuriali, Anna Borowski, Isabelle Braud, Jean-Noël Buatois, Bastien Carré, Sebastien Carré, Mathilde Caylou, Etienne Champion, Daphne Corregan, Anne-Lise Courchay, Roland Daraspe, Karima Duchamp Maryse Dugois, Clémentine Dupré, Isabelle Emmerique, Marion Fillancq, Lucie Frolet, Karen Gossart Et Corentin Laval, Marie Grimaud, Martine Hardy,  Collectif Hypernuit, Mathilde Jonquière, Pascale Klingelschmitt, Pauline Krier, Sabine Lalande, Aurélie Lanoiselée, Nathanaël Le Berre, Sylvain Le Guen, Patrick Loughran, Alain Mailland, Thierry Martenon, Olivier Melilli, Hélène Mougin, Mylinh Nguyen, Xavier Noël Bérengère Paris, François-Xavier Richard, Anne-Lise Riond Sibony, Nelly Saunier, Julian Schwarz, Bertrand Secret, Alexandra Tollet, Gérald Vatrin, Juliette Vergne, Christine Waxweiller.
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Visuel Traces habiles 1modifM
LES TRACES HABILES 01 • ÉDITIONS HERSCHER • 2012
Format : 18×26 cm /160 pages, 70 reproductions couleur, 33€ TTC
L’ouvrage regroupe les dessins et témoignages des 70 premiers professionnels qui ont rejoint l’association LES TRACES HABILES. Exerçant dans des disciplines multiples liées à l’espace, à l’objet, à l’image, à l’écriture, tout en passant par la danse, la musique, le théâtre, la gastronomie et les sciences, ces professionnels dévoilent leurs graphies dans ce qu’elles ont de plus intime, esquisse d’un projet en devenir pour les uns, traces de recherches personnelles plus librement inspirées pour les autres.

Avant-propos de Claire Combeau, fondatrice du projet dess(e)ins.

Introduction de Jean Attali, professeur agrégé et docteur en philosophie.
Contributeurs : Olivier Agid, Lee Anderson, Béatrice Aubert, Ruedi Baur, Marie-Claude Beck, Aldric Beckmann, Gilles Belley, Raphaèle Bernard-Bacot, Caroline Bigot, Benoît Blary, Jérôme Boulbès, Frédéric Borel, Michel Bras, Marc Bretillot, Stefano Bulfon, Jean-Marc Bullet, Laurent Burte, Xavier Carnoy, Thierry Chavenon, Pierre-Emmanuel Chatiliez, Louis Clair, Emmanuel Combarel, Edith Commissaire, Thibault Conan, Claude Courtecuisse, Matali Crasset, Camille Delafon, Marie Delafon, Christophe Delmar, Luc Desportes, Alain Deswartes, Ephidia, Apolline Fluck, Elise Gabriel, Catherine Geoffray, Emmanuel Giraud, Julia Von Sponeck, Benjamin Graindorge, Ahmet Gülgönen, Pascale Hanrot, Gaël Hiétin, Bruno J. Hubert, Jean-Jacques Hubert, Isabelle Janier, Nicolas Karmochkine, Jean-Marc Kerdelhué, Christelle Kocher, Sébastien Lange, Erwan Le Bourdonnec, Etienne Lecroart, Octavio Lopez, Olivier Marty, Laurent Massaloux, Catherine J. Mercier, Denis Montel, Fabien Monrose, Roger Narboni, Patrice Novarina, Marianne Peyre, Paul de Pignol, Mathias Poisson, Jean-Michel Quesne, Rudy Ricciotti, Paul Louis Rossi, Bertrand Segers, Marie Sellier, Frédéric Siard, Jacotte Sibre, Ionna Vautrin, Felix Werner, Catherine Zask.
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La collection CARNET RECOMPOSÉ présente le portrait d’une personnalité du monde des arts, des lettres, de la culture ou des sciences, réalisé à partir des traces graphiques qu’elle laisse sur le papier. Livre-objet, chaque ouvrage se présente sous la forme d’un coffret contenant 3 cahiers distincts qui présentent chacun un regard spécifique sur l’auteur.


CARNET RECOMPOSÉ / BENJAMIN GRAINDORGE • ÉDITIONS HERSCHER • 2012
Textes : Benjamin Graindorge, Romain Kronenberg – Photos : Florian Kleinefenn
Format 16×22 cm, 3 cahiers 112 pages, 80 reproductions couleur, 32€ TTC

Carnet Recomposé / Pascale Hanrot
CARNET RECOMPOSÉ / PASCALE HANROT • ÉDITIONS HERSCHER • 2013
Textes : Valentine Milville, Nathalie Quintane – Photos : Matthieu Csech, Paquita Milville,
Jean-Christophe Vaillant.
Format 16×22 cm, 3 cahiers 112 pages, 80 reproductions couleur, 32€ TTC

      
CARNET RECOMPOSÉ / PAUL LOUIS ROSSI • ÉDITIONS HERSCHER • 
2012
Textes : Paul Louis Rossi, Jean-Michel Meurice – Photos : Nabil Boutros
Format 16×22 cm, 3 cahiers 112 pages, 80 reproductions couleur, 32€ TTC

Carnet recomposé / Catherine Zask
CARNET RECOMPOSÉ / CATHERINE ZASK • ÉDITIONS HERSCHER • 2013
Textes : Catherine Zask, Joëlle Zask – Photos : Matthieu Raffard
Format 16×22 cm, 3 cahiers 112 pages, 80 reproductions couleur, 32€ TTC

2017  Semaine 26
Bertrand Secret, céramiste

SECRET L

“ Voici une capture toute fraîche de mes carnets. De proto-créatures continuent à s’y développer ; tout cela bouge même quand je n’ouvre pas mes carnets pendant des semaines, je sais que ça travaille à l’intérieur, que ça fermente.
Ces dessins sont des figures transitionnelles, des traits d’unions temporels. Ils sont porteurs à la fois de souvenirs de visions fugaces et de germes de futurs. Des fantômes d’encres qui trahissent déjà, dans leur exécution par ma main maladroite, de mutations, de fragilités et d’évolutions inattendues par rapport à leurs premières apparitions mentales. Et ses fantômes qui se manifestent, à peine jetés sur le papier, se projettent dans une plus grande volonté d’incarnation, de désir de prendre vie dans la matière. Un désir d’Être quasiment organique, comme des graines en attente de germination.
C’est ce processus et cette énergie vitale que je tente de préserver et d’accompagner dans mon travail.“
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Diplômé des Beaux-Arts de Nantes et de l’école d’Art floral de Paris, BERTRAND SECRET développe année après année un univers formel empreint d’animisme et de mythopoïétique.
Ses œuvres graphiques ou en céramique tendent à créer une tension fertile entre nature et culture. En 2015 il est l’invité de la 18e Biennale internationale de céramique de Châteauroux ainsi que du 13e Parcours carougeois, en Suisse. Il participe au salon parisien Céramique 14 et au SOFA (Sculpture Objects Functional Art and Design) à Chicago. En 2016, il poursuit son parcours de résidence pour développer de nouvelles pratiques au Shigaraki Ceramic Cultural Park au Japon et publie un livre d’estampe avec les éditions R.L.D.
Ses dessins sont présentés dans le livre “La consigne, les dessins des métiers d’art“ paru aux Éditions Ateliers d’Art de France.

2017  Semaine 25
Pierre Bonnefille, artiste muraliste

Pierre Bonnefille

“Lorsque je voyage pour un projet, je m’arrange toujours pour prolonger mon séjour afin d’aller dessiner des cerisiers en fleurs, ramasser de la poussière de lave ou du sable, chiner une nacre… Pour le projet du « Shard » de Renzo Piano, à Londres, un appartement qui culmine au-dessus des nuages, je suis longtemps resté à regarder le jour se coucher, cette lumière crépusculaire, dense et profonde, sur le ciel londonien.
Glaneur d’émotions visuelles et tactiles, je m’inspire de mes voyages et de mes récoltes. J’inventorie ce qui sera la matière et, par le dessin d’inspiration, je reporte le grain, je fixe le pigment et fouille le substrat. Mes dessins intègrent l’ensemble des couleurs découvertes dans la palette du monde végétal et minéral, l’histoire matérielle et immatérielle des lieux où mes projets s’inscrivent. Ce dessin chargé d’intuitions devient la clé de voûte de la création et initie le dessin de projet.“
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Après avoir appris l’ébénisterie, la sculpture sur bois et la création de mobilier, PIERRE BONNEFILLE obtient le diplôme de l’école Boulle et poursuit ses études à l’Ensad (École nationale supérieure des Arts décoratifs), Paris. Il crée avec un savoir-faire inimitable des compositions murales polychromes et des meubles, pièces uniques, pour des projets d’architecture et d’architecture intérieure.

2017  Semaine 24
Isabelle Braud, créatrice papier et peinture

I.BRAUD O


“Le dessin est présent à tous les niveaux de mes créations : de la note-mémoire consignée dans un cahier aux dessins de synthèse réalisés après coup sur des feuilles A4 et réunis chronologiquement dans des classeurs. Du petit au grand format, il est le geste, le fil conducteur qui me permet de déployer l’ensemble de ma pratique picturale.
Les outils sont multiples et multipliés : du traditionnel crayon à papier au plus inattendu, le braille, qui inscrit en relief. C’est ainsi que je collecte des pétales de fleur ou les restes d’un feu de bois dans une clairière, croisés au hasard d’une promenade, et qu’ils deviennent prétexte à dessiner. Les dessins existent seuls, par eux-mêmes, ou en séries, développés dans des carnets que j’achète ou que je fabrique parfois. Le trait, la forme, le contour, la tache, le plein, la découpe, le creux, le relief, l’espace sont indissociables de la couleur et très souvent de l’harmonie des couleurs (pastels et pinceaux).
Tout ce qui peut être utilisé pour tracer, inscrire, visualiser, restituer mes émotions est consigné pour provoquer le rêve. Le dessin innerve, irrigue toutes mes créations.“
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Diplômée de l’École nationale supérieure d’art de Limoges, ISABELLE BRAUD puise son inspiration dans les objets du quotidien. Elle crée un vocabulaire de formes et de couleurs riche et varié qu’elle développe à travers le dessin, la peinture, la sculpture, l’impression numérique. Elle expose en France et dans le monde. Ses œuvres font partie de collections publiques et privées.

2017  Semaine 23
Bérengère Paris, ennoblisseur textile

B.PARIS L

“Je développe des collections textiles en concevant et en fabriquant de curieuses créatures, des tissus sérigraphiés et des objets textiles. Présents depuis les temps les plus anciens, les monstres, tout comme les contes ou les légendes, répondent à un besoin profondément inscrit dans l’esprit humain. Le design se veut bienfaisant : dans mon processus de création, j’utilise le code inverse en m’appuyant sur des images universelles autour de l’idée de la peur pour créer des objets poétiques et décalés.
Le dessin, c’est la partie rigide de ma création, l’enveloppe conservatrice, l’image de base, le point de départ de l’histoire : Il place le décor et la situation initiale. Il me permet d’expérimenter de façon très libre sans penser à la finalité de ma création. Par la suite, la production de l’objet, c’est la partie souple que j’adapte. L’objet évolue par une volonté d’explorer différents procédés et de revisiter naïvement des techniques traditionnelles liées au textile.“
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Après un BTS en design de mode à Nancy, BÉRENGÈRE PARIS a poursuivi ses études en design textile à la HEAR (Haute École des arts du Rhin) à Mulhouse, où elle s’est spécialisée dans la manipulation de surface et le design d’imprimés. Sensibilisée à la question du travail artisanal local pour maintenir une tradition textile régionale forte, elle choisit d’installer son atelier à Mulhouse où elle développe ses collections textiles.
En parallèle de cette activité, elle enseigne le design de mode et la communication de mode à des étudiants en BTS, et travaille en free-lance sur la création d’imprimés à destination textile.

 

2017  Semaine 22
Sabine Lalande, céramiste
Sabine Lalande A

“Je dessine souvent avant de me lancer dans la création de pièces. Je m’inspire au préalable d’éléments vivants qui m’entourent, de la vision de personnes croisées, puis je mélange les univers. J’ai constitué une base de données qui me permet de m’imprégner de toutes sortes d’images du passé, du présent et de cultures éloignées, très contrastées les unes par rapport aux autres. Je pars alors de cet éclectisme pour imaginer mes dessins, organiser la composition de mes futurs volumes. Ce que j’aime dans cette pratique, c’est transcender la réalité des corps et des visages en les maquillant, en leur conférant une théâtralité. J’aborde ces univers fugaces et fais apparaître des réactions colorées porteuses d’une transmutation de la matière en spirituel. C’est par cette action de la couleur, des liquides sur papier, sans repentir possible, que je valide mes choix, mes pensées. Cette pratique m’apporte la souplesse nécessaire, l’immédiateté qui insufflent à mes sculptures leur légèreté.“
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Née à Paris en 1971, SABINE LALANDE commence une carrière internationale à 25 ans en tant qu’invitée du Stedelijk Museum d’Amsterdam. Elle crée l’événement en 2002 au Fifav (Festival international du film sur l’argile et le verre, Québec) en obtenant le prix spécial décerné par Miquel Barcelò pour sa performance Colloque entre Plures et Una. Elle acquiert une expertise des surfaces céramiques et devient professeur en arts du feu. Elle développe aujourd’hui son travail dans l’intimité de son atelier et se ressource régulièrement en résidence au Japon, où elle multiplie les rencontres. Elle expose en Europe, en Asie et aux États-Unis.

 

2017  Semaine 21
Juliette Vergne, ennoblisseur textile

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“De par ma profession d’artisan designer textile, le dessin fait partie intégrante de mon processus de création. Il se divise en trois phases essentielles : dessiner, teindre, imprimer.
Les motifs que je crée pour le textile sont avant tout des dessins. Je dessine toujours à la main, en essayant de court-circuiter au maximum l’outil informatique. Mes motifs débutent généralement par des croquis préparatoires puis je dessine grandeur nature directement pour réaliser mes typons* servant à l’impression au cadre plat. Cette technique, qui prend du temps, me permet de capter toute la sensibilité du dessin sans intermédiaire pour la retranscrire dans l’impression. Je privilégie les dessins grands formats pour l’impression.
C’est une part importante de ma démarche. Dessiner c’est contempler, réfléchir voire méditer, redonner une certaine valeur au temps qui s’écoule. C’est une démarche qui s’inscrit dans le mouvement Slow.“

(*) Typon : désignation courante du film destiné à la reproduction en offset et en sérigraphie.
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JULIETTE VERGNE est née en 1986 à Nîmes. Elle s’intéresse très tôt à l’univers du textile et, après une formation au stylisme, elle s’oriente vers le motif et le travail de la matière.
Elle est aujourd’hui artisan-designer textile et a lancé depuis 2013 une griffe à son nom, dans son atelier mulhousien. Volontairement positionnée dans le haut de gamme et écolo-orientée, elle veille à une production responsable, soucieuse de l’environnement.

 

2017  Semaine 19
Xavier Noël, doreur ornemaniste

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“Je ne faisais pas de croquis, au début. Je comptais sur ma mémoire pour garder mes idées et sur l’improvisation pour guider mes mains. Ma mémoire m’a joué des tours à plusieurs reprises, et j’ai alors décidé d’utiliser des carnets. J’y fais des dessins très rapidement, parfois pour laisser la trace d’un flash, fixer l’idée d’une texture, d’un assemblage, d’une silhouette, et parfois pour chercher une forme, un nez, un sourire, l’emplacement d’une paire d’oreilles ou d’une grappe de pompons. Je n’utilise quasiment jamais de couleurs, je ne transporte avec moi que le minimum : un stylo, un feutre, un crayon. Quelques annotations viennent préciser une matière, une couleur, un mouvement. Je conserve ces carnets au fil des années, ils me permettent de garder une trace de l’évolution de mes recherches, et de revenir à des projets anciens que j’intègre à mon travail actuel.“
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XAVIER NOËL développe un travail autour du masque, hybridation des Arts premiers et anciens, de la pop culture et des techniques d’ornementation occidentale. En résultent des pièces tantôt sympathiques, tantôt inquiétantes, composées de matériaux divers et toujours inspirées des techniques traditionnelles de dorure.

« Le dessin est une écriture qui permet d’accéder aux fondements de la pensée humaine, il est l’essence d’une mémoire partagée… »

Merci aux 50 créateurs qui ont accepté de montrer leurs esquisses, leurs tracés préparatoires, leurs productions personnelles, intimes et décomplexées.
Merci pour leur confiance, leur générosité, leurs paroles sensibles et cultivées.

Vous pourrez découvrir leurs dessins et leurs témoignages dans le livre
“La consigne, les dessins des métiers d’art“, disponible en exclusivité sur le salon Révélations du 3 au 8 mai, stand H14 au Grand Palais à Paris.

2017  Semaine 17
Emmanuelle Béduneau, feutrière

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“Les bords de Loire, les perruches bruxelloises, les floraisons de Glorianes, le grain de sa peau, les vibrations de mon corps sont autant de prétextes à une observation. J’aime voyager dans ces microcosmes, en capter les motifs, les couleurs qui s’en dégagent et qui pourtant échappent à tant d’individus.
La subtilité de notre monde natif est mon inspiration première. Et le dessin à la main intervient dans mon travail bien avant le recours au numérique. Une traînée de carbone, une tache d’eau sont des hasards bienvenus propulsant mon imagination.
Pour créer un tissu feutré, je me sers de mon aiguille à barbe comme d’un stylet, et la laine ou les autres matières premières utilisées sont une encre dont la substance particulière apporte richesse à mon ouvrage.
J’envisage le textile comme le prolongement du vivant. Une matière animée et sensible, qui s’éveille, vibre à travers ses sinuosités, ses colorations fragiles et changeantes, son élasticité, sa complexité.“
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C’est cet « animisme » fascinant que cherche à retrouver EMMANUELLE BÉDUNEAU avec l’usage de matières nobles et naturelles telles que la plume, la laine ou la fourrure. Titulaire d’un master à l’Ensav de La Cambre (Bruxelles), elle cultive depuis son enfance sa curiosité pour les matériaux souples. D’abord formée au prototypage et au modélisme industriel, il lui semble fondamental de se rapprocher de la matière, de l’essence même de l’objet. Elle concrétise cette démarche dans son atelier « Analepse felt design » et se spécialise entre autres dans la méthode de l’aiguillage.

“Un dessin de la semaine » un peu exceptionnel
car il nous permet de vous annoncer la sortie du livre :

“La consigne, les dessins des métiers d’art“,

que vous pourrez trouver en exclusivité au Salon Révélations
(stand Éditions Ateliers d’Art de France, H14)
du 3 au 8 mai 2017 au Grand Palais à Paris.

Cet ouvrage présente un fonds inédits de quelque 260 dessins réalisés par 50 créateurs.
Conçu et réalisé par l’association Les Traces Habiles, le livre a été récompensé par le Prix La Pensée de la Fondation Ateliers d’Art de France.

A cette occasion, nous vous donnons rendez-vous le samedi 6 mai 2017 au Grand Palais :
– de 15h à 16h pour la conférence “les dess(e)ins de la création“ avec Isabelle Daëron, designer/ Jean-Baptiste Fastrez, designer / Patrick Loughran, céramiste / Alain Mailland, tourneur et sculpteur sur bois.
– de 17h30 à 19h pour la remise du Prix La Pensée.

2017  Semaine 16
Pompon, Marie-Anne Baccichet

La consigne, les dessins des métiers d'art

“Une fois n’est pas coutume, mes souvenirs d’enfance ont nourri mes idées de sculptures. Cela fait un moment que je souhaites mettre le pompon à l’honneur. Il est l’objet emblématique de mon enfance. Je l’ai toujours trouvé amusant, coloré et ludique. J’en ai souvent confectionné, aidée de ma grand-mère.
Aujourd’hui couché sur le papier, il m’apparaît différent, vivant et inquiétant. Mon carnet se rempli de dizaines de pompons de couleurs différentes. Au fur et à mesure que je les dessine, ils se déforment et perdent leur forme initiale. Le pompon est présent déstructuré. Il est devenu un parasite.“
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MARIE-ANNE BACCICHET commence sa formation en 2004 à l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Puis elle décide de poursuivre son cursus à l’atelier Verre de l’école des Arts décoratifs de Strasbourg où elle obtient un DNSEP (Diplôme national supérieur d’expression plastique) en 2010. Elle vit et travaille actuellement à Strasbourg.