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Archives de Tag: Le dessin de la semaine

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 29
Les Eyzies, Olivier Marty

Falaise Eyzies 3L

“Troisième semaine de résidence en Dordogne, à suivre approximativement les rivières.
Mes dessins faisaient jusqu’ici la part belle au ciel, à l’étendue, à l’horizon.
Petit à petit ils laissent la place à des minéralités beaucoup plus ancrées dans le sol : labours, falaises, cavités, coteaux escarpés…
Au musée de la Préhistoire, on est happé par la muraille de calcaire dans lequel le bâtiment est encastré.
Alors très vite attraper une brassée de crayons 8B, et tracer cette énergie-là sur mon carnet !”

Olivier Marty est artiste et paysagiste
Le paysage est au cœur de son travail artistique. Il parcourt depuis longtemps et régulièrement des lieux de toutes sortes pour y trouver le matériau qu’il met ensuite en jeu à l’atelier. Les sites explorés sont urbains, banlieusards, ruraux, industriels… Il élabore à chaque fois une démarche d’arpentage, de collecte, de rencontres. L’expérience physique a une grande importance. Il se glisse dans les contextes, en fonction des opportunités.
Les explorations provoquent des propositions plastiques diverses. La peinture en constitue le pivot central. Elle est toujours accompagnée de dessins, souvent de vidéos. Si le dessin et la peinture évoquent la réalité des lieux de manière très allusive, abstraite, la vidéo propose un contrepoint beaucoup plus concret.
Ces travaux lui ont permis de croiser sa démarche avec celle d’autres artistes : des chorégraphes (Emmanuelle Huynh, Olivia Granville, Christine Bastin…), des musiciens (François Cotineau, Michel Maurer, Arnaud Sallé, Isabelle Olivier), des poètes (Tita Reut, Olivier Blin), des paysagistes (Elisabeth Ferron, Thierry Kandjee), etc… “

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 27
Expérimentation 15, Thibault Conan

dessin-15

“Ce dessin fait partie d’un ensemble de petites expérimentations de formes/textures, pour créer du volume ou de la matière à partir de simples lignes droites faites avec une règle“.

Graphiste et directeur artistique indépendant, Thibault Conan travaille depuis 2011 principalement dans le secteur culturel et artistique (affiche, identité visuelle, logo…), et print.
Il a été 5 ans à la direction artistique du magazine trimestriel de mode Citizen K International (mode, luxe, art, culture, design, lifestyle…), de 2013 à 2018.
Ses dessins sont des expérimentations graphiques et formelles, ils sont généralement destinés à rester dans ses carnets, mais peuvent influencer des créations graphiques, pour des affiches notamment.

Le dessin de la semaine
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2019 Semaine 24
Extruded drawing, Baptiste Meyniel

B.MEYNIEL

« D’abord, il y a la forme des outils que je qualifierais de simples, basiques, évidentes. Ce sont des cercles, des ovales, des losanges, des carrés, des oblongs : des formes d’une géométrie élémentaire fabriquées en bois et en feutre. Elles somnolent sur la table où je dessine et ne disent pas d’emblée ce qu’elles sont. On pourrait croire à un jeu de construction pour enfant, un jeu pour apprendre à imbriquer, empiler, assembler. En même temps je crois qu’il y a quelque chose de cet ordre là dans ces objets, quelque chose d’essentiel et de fondamental.
Ensuite, il y a la mise en mouvement de ces formes, leur activation. Se saisir d’un cercle, l’imbiber d’encre, puis le faire glisser à la surface du papier pour obtenir du tube. Telle une extrusion, le déplacement de la main déploie la profondeur de la forme. Selon le geste, sa vitesse et sa trajectoire, se donnent à voir différentes transcriptions graphiques du mouvement. Le dessin réalisé superpose dans un mouvement commun le geste à la forme, la forme devient un geste. »

Baptiste Meyniel est designer, diplômé de l’ENSCI – les Ateliers en création industrielle, de l’Ecole normale supérieure de Cachan et agrégé en design. Au cours de son projet de diplôme de l’ENSCI, il développe une démarche empirique en s’interrogeant tour à tour sur la mise en mouvement du regard, sur la mise en forme par l’outil, sur ce que la matière dessine et sur ce que l’on projette dans la matière. De ce processus, et dans un rapport étroit au mouvement et au geste, découleront trois propositions : des outils à dessin, des formes libres et des lampes. Aujourd’hui, il poursuit sa recherche par la pratique au sein du programme doctoral SACRe à l’EnsadLab et est en résidence au CIRVA (Centre de recherche international sur le verre et les arts plastiques) duquel il est lauréat de l’appel à projet 2018.

Le dessin de la semaine
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2019 Semaine 23
Vivarium, Jean-Baptiste Fastrez

Fastrez

“Ces dessins sont des croquis de recherches pour les miroirs dits « serpents » de la collection Vivarium pour la Galerie kreo.
Le propos était de créer le chainon manquant entre l’objet manufacturé et la nature à l’état sauvage. Le dessin cherche librement, entre forme géométrique et courbe sinueuse, à évoquer l’idée d’un cadre de miroir en cours de transformation… en serpent !”

Jean-Baptiste Fastrez est designer. Il ouvre son propre studio en 2011 et collabore depuis avec différentes marques, Moustache, la Manufacture de Sèvres, Kvadrat ou Tai Ping. Il remporte plusieurs prix dont le Grand Prix du Jury de la Design Parade à la Villa Noailles et le Wallpaper Design Award.
Les dernières œuvres de Jean-Baptiste Fastrez, “Vivarium”, sont exposés jusqu’au 27 juillet 2019 à Londres à la Galerie kreo, qui édite depuis 2012 plusieurs de ses pièces.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 22
Sans titre, Michaele-Andréa Schatt

SCHATT

“Dans ce dessin, l’encre de chine permet une écriture fluide, incisive, une partition de formes que je travaille ensuite en céramique
Je cherche à dessiner ce qui se dérobe : le poids de l’ombre, sa couleur, sa mobilité, son étrangeté.
Établir une sorte de cartographie des perceptions et des expériences.
Le dessin est ainsi fait « d’imprécisions matérialisées ».
Il révèle l’instabilité du sens plutôt que le sens lui-même et nous invite, à voix basse à l’expérience de la pluralité.”

Michael Andréa Schatt est née en 1958. Elle vit et travaille à Montreuil.
Peintre mais aussi céramiste, elle développe une œuvre autour de la mémoire et de la trace en utilisant la fragmentation, le recouvrement ou autres chemins de traverses pour faire apparaître les paysages mentaux de ses souvenirs.
Régulièrement exposée à la Galerie Gounod à Paris, ses dernières céramiques ont été présentées lors de l’exposition “L’expérience de la couleur” à la Manufacture de Sèvres en 2018.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 20
Sophie Zaïkowska, matali crasset

“Mon rapport au dessin a toujours été doublé de la peur de la forme ou de l’esthétique. En parallèle des animations que je nomme des « soft fictions », j’ai commencé à développer une pratique intime de dessins, dans des carnets de sténo.
Parallèlement j’ai initié une suite de portraits de femmes.
Ces dessins sont un prolongement, une activation possible de ces « soft fictions ».
Je suis comme poussée à toujours me remettre en cause. C’est ce qui me fait évoluer et avancer.”

matali crasset est designer industriel de formation et a créé sa propre structure, matali crasset productions au début des années 2000.
matali crasset envisage le design comme une recherche. Elle travaille à partir d’une posture décentrée qui lui permet à la fois d’intervenir sur la vie quotidienne et de projeter des scénarii pour le futur. Sa méthodologie est faite d’observation des pratiques ordinaires et de remise en cause des principes d’organisation habituels. Portant un regard à la fois expert et toujours neuf sur le monde, elle questionne l’évidence des codes pour mieux s’en affranchir. Son travail consiste alors à chercher de nouvelles typologies et à formuler des logiques de vie inédites. Elle définit cette recherche comme un accompagnement, en douceur, vers le contemporain.
Ses territoires d’intervention sont multiples et ses collaborations variées, Ikea, Hi Hotel à Nice ou Dar Hi à Nefta, l’Ecole Le Blé en Herbe de Trébédan, SM’s à s’Hertogenbosch aux Pays-Bas… Elle rassemble des univers ordinairement bien distincts, de l’artisanat à l’art contemporain (Vent des Forêts), de l’industrie textile au commerce équitable, réalisant des projets de scénographie, de mobilier, d’architecture, de graphisme, des collaborations avec des artistes (Peter Halley), avec de jeunes entreprises d’édition de mobilier, avec des municipalités (Bibliothèque de Genève, Ville d’Istres…) et des collectivités.
C’est finalement autour de la question du vivre ensemble que s’organisent les fictions, les récits et le sens du travail de matali.
Un documentaire sur son travail, réalisé par Rémy Batteault, sera diffusé sur France 5 à l’automne 2019.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 18
2019, Daphne Corregan

Ce dessin a été réalisé pour accompagner mes céramiques à l’occasion de mon exposition à la Galerie Catherine Issert à Saint Paul de Vence. Ils sont en totale résonance avec elles. Pendant que mes pièces cuisaient, j’ai nettoyé l’atelier et fait deux séries d’aquarelles.
Les quadrillages font suite à une résidence en Chine où je me suis laissée inspirer par les nombreux échafaudages qui enferment immeubles, monuments et sculptures.

Daphne Corregan est née en 1954 à Pittsburgh (Pennsylvanie) et s’installe en France en 1971. Elle enseigne la céramique et le design d’objet à l’École supérieure d’arts plastiques et de scénographie de Monaco de 1989 à 2015 et fait de nombreux voyages dans le monde entier, durant lesquels elle développe des workshops, des résidences d’artistes et des expositions. Membre de l’Académie internationale de la céramique, ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées. La Galerie Catherine Issert à Saint-Paul de Vence vient d’accueillir sa dernière exposition : From Paper to Clay.