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Archives de Tag: les traces habiles

Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 14
Crayon HB bien taillé sur Canson blanc, Eglantine Merle

Balancer des lignes, dévider,
tracer la route,
poursuivre ses propres traits.
Défaire les pleins des vides, démêler,
jusqu’à ce qu’apparaissent des contours, les
limites du blanc,
et se dessine enfin,
inconnue tant attendue,
la forme.

Je dessine donc des lignes, et les laisse un peu faire. Je m’aventure avec confiance dans des jeux graphiques privilégiant le lâcher prise, et sans idée préalable.
Les formes qui en surgissent, tel un langage codé que seule je comprends, me conseillent dans mes réflexions et ma pratique de la matière et du volume, et ouvrent de nouvelles pistes.

Eglantine Merle a cultivé sa passion pour les matériaux et leur transformation au sein du collectif Hypernuit d’abord (créateur bijoutier), et forme aujourd’hui Le Ruisseau, duo artistique où dialoguent textile et céramique.

Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 14
Mille pensées, Olivier Agid

Et un bonjour autour de vous pour que tout aille mieux.

Olivier Agid est un artiste, architecte de l’image. Basé en France, il a monté plusieurs ateliers-laboratoires qui forment un tout. A la fin des années 70, il a mis en place une expérience originale intitulée « acte image », qui interroge des aspects de la société en métamorphose. Les pièces qui en résultent forment une sorte de conte en images, comme une œuvre littéraire mais transcrite en image ; elles sont intégralement reliées aux opérations réalisées dans certains lieux du monde.

Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 13
Partition, Béatrice Aubert

Je rattrape mon retard sur un projet de partition d’une danse Fisel, chorégraphiée par Anthony Prigent pour l’ensemble des arts et traditions populaires du Léon Bleuniadur, aidée par le dispositif ARPD (Aide au Répertoire et Patrimoine en Danse) du CND (Centre National de la Danse). Le dessin est un des derniers croquis de parcours, représentant les déplacements des danseurs sur scène.

Après une carrière de danseuse interprète dans diverses compagnies de danse et principalement Fêtes Galantes dirigée par Béatrice Massin, Béatrice Aubert enseigne actuellement la danse classique et contemporaine sur la ville de Morlaix. Elle est également diplômée du CNSMD de Paris en analyse et notation du mouvement système Laban.

Chacun chez soi… Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 13
VertViolet – mars 2020, Alexandra Tollet

“Juste un jeux d’encre de couleurs dans mon carnet. Pour le plaisir. Peut-être que cela deviendra autre chose plus tard.

Alexandra Tollet est céramiste et plasticienne. Elle vit et travaille à Saint Maur des Fossés.
Elle a reçu le Prix du Jury “Céramique sur Seine“ à Melun en septembre 2013 et le 1er prix du marché eurorégional du musée de Raeren en Belgique, en septembre 2009. Son travail est régulièrement exposé en France et à l’étranger à l’occasion d’expositions collectives et personnelles.
Ses œuvres ont été présentées au Festival de Céramique Paris 11 à la mi mars.

Allez, on s’y remet avec courage…
Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 12
Étude pour composteur, Tropicalisation des usages et des savoirs faire, Jean-Marc Bullet

Dans mon travail je m’intéresse aussi bien à l’histoire des Antilles, qu’à celle du design. Très longtemps ces deux histoires ont occupé mon esprit de façon séparée. Et un jour, j’ai lu un livre qui s’intitule  la maison « tropicale » de Jean Prouvé. Ce n’est pas tant l’esthétique qui m’a intéressé que le contexte historique. Par la suite j’ai compris que je séparais les histoires parce que la société dans laquelle je vivais m’avait appris à le faire. A partir de ce constat mes dessins ne sont pas seulement des projets de design mais chacun interroge tantôt interroge l’Histoire, les histoires, mon histoire, tantôt des pratiques culturelles. On y retrouve des problématiques constantes : l’enracinement, l’identité, …
Le dessin que je présente fait partie d’une recherche sur des composteurs en milieu urbain. C’est  l’occasion d’y projeter mes préoccupations citées plus haut.

Jean-Marc Bullet vit et travaille entre la Chine et la Martinique où il fonde son agence Bullet&Associes en 2009. En Chine il travaille en collaboration avec des agences de design (MOXI Studio)  et d’architecture (MOFEI Architecture).  Il enseigne également le design aussi bien en Chine (Nankin, Hangzhou) qu’au Campus Caraïbéen des Arts. Son travail est un trait d’union entre design et paysage dans lequel il traite aussi bien des questions écologiques que sociales. Il considère le design comme un moyen d’agir sur le monde que tout un chacun devrait maitriser. C’est la raison pour laquelle ces créations nous mettent toujours en position d’acteur plutôt que spectateur. Tantôt objets, tantôt espaces, elles transforment les relations sur lesquelles elles opèrent. 
Sur le plan social,  ces créations sont de véritables catalyseurs de relations sur un territoire, conjuguant les personnes, leurs usages et leur savoir être, demandant de l’engagement afin créer des lieux fertiles au lien social. Aussi,  ce n’est pas seulement une sensibilité écologique qui transparait dans son travail, mais une manière d’être au monde, de penser la relation à la nature, de vivre.
Il est diplômé de la Haute Ecole d’Art du Rhin et de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle  (ENSCI les Ateliers). Il a réalisé des jardins notamment à Strasbourg et Mulhouse. Son travail a reçu de nombreuses récompenses notamment le prix Gaz de France, l’Etoile Observeur du design en France et le German Design Award en Allemagne.

Nous vous attendons le samedi 14 mars 2020 au Festival de Céramique Paris XI,
autour du texte “On lit ou on regarde un dessin ?”.

Le texte, recomposé à partir des témoignages de 170 créateurs, dévoile les multiples enjeux du dessin/dessein dans le processus créatif.
Restitué sous la forme d’une lecture déambulatoire, il est incarné par 3 comédiens. Leurs mots se suivent, se répondent, se confrontent. À leurs côtés, l’artiste, qui par sa présence silencieuse représente tous ceux qui prennent le crayon pour poser l’idée sur le papier, se saisit de leurs mots pour tracer ses propres déambulations.

Lecture : Franck Mas, Augustin Passard et Anne Seiller
Captation dessinée : Olivier Marty

Festival de céramique Paris XI
Salle Olympe de Gouges – 15 rue Merlin 75011
à 15h et 17h30 – Entrée libre

Le dessin de la semaine
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2020 ♦ Semaine 9
Vastes Parages, Mathias Poisson

« Quand je pars en promenade, le nez en l’air, j’ai la sensation de tracer des lignes dans l’espace. Je dépose mon poids à chaque pas, j’imprime le sol, je dessine des trajectoires. Marcher c’est approfondir les sensations, inventer des rythmes, se charger de visions, écrire des passages sur le relief du monde.
Après l’expérience de la marche, je laisse mon parcours se déposer dans ma mémoire. Je le regarde sous toutes ses coutures. Avec les encres que je confectionne sur place, sur du papier bien épais, je dessine des cartes qui font l’état des lieux de mes dérives improvisées. Je cueille des signes, des vibrations et des intensités. Je me fais guider par ce que le terrain m’a offert : les ambiances, les rencontres et les jeux que j’invente sur place. De retour de balade, j’ajuste le terrain à mon échelle, je le déplie et le remplis d’invisible. Je le fais mien, et le couche sur une feuille. (…)
L’errance est une forme d’écriture automatique qui me porte parfois plusieurs jours d’affilés. Ainsi j’ai quitté Marseille. J’ai pris les chemins sans savoir où j’irai. Les massifs ont attiré mes pieds. Je me suis laissé conduire. C’est comme ça que je suis venu à Châteauvert. C’est l’histoire qui m’est arrivée. Quitter la ville pour aller sur les chemins noirs. Pistes sans balise. C’était annoncé. Comme si toutes mes cartes précédentes avaient déjà raconté cette dérobade. Cette fuite du centre pour rejoindre les vastes périphéries, les zones floues, les proximités foisonnantes de détails. Cette quête qui cherche à la fois l’essence de l’être et qui pourtant aime se laisser conduire par le plus grand des hasards. »

Mathias Poisson est plasticien et performeur.
Sa pratique artistique se relie toujours à la notion de la promenade avec une approche à la fois performative et cartographique. La dérive est son outil privilégié de création, d’observation, de connexion à l’environnement. À partir de ses explorations sensibles, subjectives, fictionnelles, Mathias Poisson réalise des cartes, des partitions, des installations présentées entre autres au VOG à Grenoble (2018), au CAK à Kyoto (2017), à DEPO Istanbul (2013), au FRAC PACA et au MUCEM à Marseille (2010), à Toulouse à la Fondation Écureuil pour l’art contemporain et le centre d’art de Labège (2011), à Paris à la galerie Michel Journiac (2009), à Naples au PAN (Palazzo delle Arti di Napoli, 2005).
Parallèlement, il crée des performances in situ sous forme de visites sensibles et déroutantes qui sont souvent l’occasion de changer de point de vue sur la réalité et de plonger collectivement dans des référentiels inhabituels.
« Vastes Parages“, sa dernière proposition, sera présentée au Centre d’Art de Châteauvert dans le cadre du projet “Des marches, démarches“ porté par le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, du 15 février au 28 juin 2020.