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Le dessin de la semaine

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 42
Vortex, Laure Garreau

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“VORTEX Design Office (Verification of the Origins of Rotation in Tornadoes EXperiment) ou le quotidien d’un designer intégré dans une industrie de haute technologie.”

Diplômée de l’ENSCI Les Ateliers en 2011 et du Master 2 de recherche en design (ENS-Paris-Saclay —ENSCI Les Ateliers — Telecom-Paris tech), Laure Garreau est designer intégrée au sein d’un groupe industriel de haute technologie. Elle est membre associé du Centre de recherche en design (CRD) de l’École normale supérieure Paris-Saclay et de l’ENSCI Les Ateliers.

Laure Garreau est lauréate 2019 du Prix Agora de l’écriture remarquable, qui récompense son article portant sur l’exposition « Jean Prouvé industriel du bâtiment » (1964).
Conçue par Prouvé lui-même dans l’anonymat le plus complet, celle-ci semble avoir été oubliée et n’apparaît que très peu dans l’histoire de l’ingénieur-constructeur.

Pourquoi n’a-t-elle pas fait date ? Quelles problématiques françaises et internationales rouvre-t-elle ?
À partir des questions que pose la « disparition » de cette exposition, l’enquête historique menée par le biais des archives, permet d’élaborer quelques hypothèses : notamment celle du problème de légitimation que Jean Prouvé aura rencontré toute sa vie durant et que l’exposition de 1964 ne dépasse pas, comme paralysée par la tension entre milieu culturel et industriel.

Le Prix Agora de l’écriture remarquable récompense un livre, un article scientifique, ou tout type d’écrit qui fait avancer la pensée et la réflexion sur le design. Il peut venir du milieu du design ou de l’art, mais aussi de toutes autres disciplines dès lors qu’il questionne les enjeux et les réflexions liés à la création et au design.

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2019 ♦ Semaine 40
nest, Ionna Vautrin

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“Ce dessin préparatoire est une des pistes de travail pour la collection “nest” – Monoprix.
Comme des vignettes interchangeables, les différents dessins ont permis de composer et de fixer le plan de la collection avant de lancer les premiers prototypes.
Celui-ci est un des premiers essais du motif qui anime l’ensemble de la collection.
Dense et broussailleux, il oscille entre une évocation végétale et animale : un pelage ou un plumage, des herbes folles ou des fleurs sauvages, une anémone de mer ou des algues dansantes apparaissent tout à tour selon l’objet sur lequel il se décline.
De l’art de la table au petit mobilier, cette collection propose une large gamme de produits s’adressant aux petits comme aux grands.”

Diplômée de l’école de design Nantes Atlantique en 2002, Ionna Vautrin a successivement travaillé pour Camper en Espagne, George J. Sowden en Italie et Ronan et Erwan Bouroullec en France. Elle ouvre son propre studio en janvier 2011 après avoir remporté le Grand Prix de la Création de la Ville de Paris. Elle collabore avec différentes marques et éditeurs tels que Foscarini, Moustache, Kvadrat, Christian Dior Parfums, Sancal, Lexon, Serralunga, SNCF, J.C.Decaux ou Monoprix…
Son travail est une rencontre entre poésie et industrie. Elle dessine des objets du quotidien dont l’ambition est d’être simple, évident mais surprenant. Ses projets associent des formes géométriques et organiques, un esprit espiègle et coloré, des usages intuitifs et fonctionnels, une présence chaleureuse et familière.”

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2019 ♦ Semaine 38
Infini, Goliath Dyèvre

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“L’infini est une idée qui a un départ mais pas de fin… quand l’imaginaire se prend d’infini il part toujours de quelques points finis.
Ce dessin fait partie d’une recherche sur le concept de l’infini. Une sorte d’écho à cette occupation compulsive et absurde du vide.”

Goliath Dyèvre est designer, il vit et travaille à Paris. Il intègre L’Ecole Nationale Supérieur de Création Industrielle (ENSCI-Les Ateliers) dont il sort diplômé en 2009. En 2014, après une résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto, il commence une carrière en solo. En 2016 il effectue une résidence de recherche création en Nouvelle-Zélande avec Grégory Chatonsky. Il développe une réflexion sur l’objet à travers des projets de recherches. 

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2019 ♦ Semaine 29
Les Eyzies, Olivier Marty

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“Troisième semaine de résidence en Dordogne, à suivre approximativement les rivières.
Mes dessins faisaient jusqu’ici la part belle au ciel, à l’étendue, à l’horizon.
Petit à petit ils laissent la place à des minéralités beaucoup plus ancrées dans le sol : labours, falaises, cavités, coteaux escarpés…
Au musée de la Préhistoire, on est happé par la muraille de calcaire dans lequel le bâtiment est encastré.
Alors très vite attraper une brassée de crayons 8B, et tracer cette énergie-là sur mon carnet !”

Olivier Marty est artiste et paysagiste
Le paysage est au cœur de son travail artistique. Il parcourt depuis longtemps et régulièrement des lieux de toutes sortes pour y trouver le matériau qu’il met ensuite en jeu à l’atelier. Les sites explorés sont urbains, banlieusards, ruraux, industriels… Il élabore à chaque fois une démarche d’arpentage, de collecte, de rencontres. L’expérience physique a une grande importance. Il se glisse dans les contextes, en fonction des opportunités.
Les explorations provoquent des propositions plastiques diverses. La peinture en constitue le pivot central. Elle est toujours accompagnée de dessins, souvent de vidéos. Si le dessin et la peinture évoquent la réalité des lieux de manière très allusive, abstraite, la vidéo propose un contrepoint beaucoup plus concret.
Ces travaux lui ont permis de croiser sa démarche avec celle d’autres artistes : des chorégraphes (Emmanuelle Huynh, Olivia Granville, Christine Bastin…), des musiciens (François Cotineau, Michel Maurer, Arnaud Sallé, Isabelle Olivier), des poètes (Tita Reut, Olivier Blin), des paysagistes (Elisabeth Ferron, Thierry Kandjee), etc… “

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2019 ♦ Semaine 27
Expérimentation 15, Thibault Conan

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“Ce dessin fait partie d’un ensemble de petites expérimentations de formes/textures, pour créer du volume ou de la matière à partir de simples lignes droites faites avec une règle“.

Graphiste et directeur artistique indépendant, Thibault Conan travaille depuis 2011 principalement dans le secteur culturel et artistique (affiche, identité visuelle, logo…), et print.
Il a été 5 ans à la direction artistique du magazine trimestriel de mode Citizen K International (mode, luxe, art, culture, design, lifestyle…), de 2013 à 2018.
Ses dessins sont des expérimentations graphiques et formelles, ils sont généralement destinés à rester dans ses carnets, mais peuvent influencer des créations graphiques, pour des affiches notamment.

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2019 Semaine 24
Extruded drawing, Baptiste Meyniel

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« D’abord, il y a la forme des outils que je qualifierais de simples, basiques, évidentes. Ce sont des cercles, des ovales, des losanges, des carrés, des oblongs : des formes d’une géométrie élémentaire fabriquées en bois et en feutre. Elles somnolent sur la table où je dessine et ne disent pas d’emblée ce qu’elles sont. On pourrait croire à un jeu de construction pour enfant, un jeu pour apprendre à imbriquer, empiler, assembler. En même temps je crois qu’il y a quelque chose de cet ordre là dans ces objets, quelque chose d’essentiel et de fondamental.
Ensuite, il y a la mise en mouvement de ces formes, leur activation. Se saisir d’un cercle, l’imbiber d’encre, puis le faire glisser à la surface du papier pour obtenir du tube. Telle une extrusion, le déplacement de la main déploie la profondeur de la forme. Selon le geste, sa vitesse et sa trajectoire, se donnent à voir différentes transcriptions graphiques du mouvement. Le dessin réalisé superpose dans un mouvement commun le geste à la forme, la forme devient un geste. »

Baptiste Meyniel est designer, diplômé de l’ENSCI – les Ateliers en création industrielle, de l’Ecole normale supérieure de Cachan et agrégé en design. Au cours de son projet de diplôme de l’ENSCI, il développe une démarche empirique en s’interrogeant tour à tour sur la mise en mouvement du regard, sur la mise en forme par l’outil, sur ce que la matière dessine et sur ce que l’on projette dans la matière. De ce processus, et dans un rapport étroit au mouvement et au geste, découleront trois propositions : des outils à dessin, des formes libres et des lampes. Aujourd’hui, il poursuit sa recherche par la pratique au sein du programme doctoral SACRe à l’EnsadLab et est en résidence au CIRVA (Centre de recherche international sur le verre et les arts plastiques) duquel il est lauréat de l’appel à projet 2018.