archive

Le dessin de la semaine

Retrouvez les 158 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2018 Semaine 50
Dessin portatif, Catherine Zask

Catherine Zask_dessin-portatif

“ Dessins portatifs, depuis 2018

Ce sont des dessins auxquels une poignée
a été adjointe pour rendre la saisie, le déplacement
et l’accrochage plus confortables.”
…………………………………………………………………………………………………………………….
CATHERINE ZASK est graphiste, elle vit et travaille à Paris.
Diplômée de l’ESAG Penninghen (Paris) en 1984, elle ouvre son propre studio en 1985.
En tant que graphiste, Catherine Zask collabore sur le long terme avec des institutions culturelles et des entreprises du secteur privé. Nombre de ses travaux graphiques ont été distingués par des prix internationaux et figurent dans des collections publiques.
Depuis 1984, elle ne cesse d’approfondir son travail sur la lettre et dessine quotidiennement. Elle crée Alfabetempo en 1993, lors de son séjour à la Villa Médicis à Rome. Ce travail est le prolongement d’une recherche engagée dix ans auparavant autour du tracé, du signe, de l’écriture. Il donnera lieu à de multiples développements : alphabet, sculptures, compositions…
Outre le travail graphique, l’œuvre de Zask est composée de nombreuses séries : Alfabetempo, Cousu-Zask, Gribouillis, Happy Dots, Languazask, Radiographies de pensées, Sismozask, Splatchs, The Iris Project… une trentaine de projets menés simultanément, mêlant écriture, dessins, films, photographies.
Nombreuses expositions, publications, conférences, ainsi que des jurys, en France et à l’étranger. Pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome en 1993-1994, Catherine Zask a reçu le Grand Prix de la 20e Biennale internationale de design graphique de Brno en 2002. Elle est membre de l’AGI, Alliance graphique internationale. En 2010, elle est faite chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Publicités

Retrouvez les 157 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2018 Semaine 48
En la forêt, Vincent Mauroux

TH-Petits Paysages-N°11
“Après une longue série de petits paysages, tracés de-ci de-là, j’aborde la ligne d’horizon contrariée à travers les boisements.“
……………………………………………………………………………………………………………………….………
Vincent Mauroux est paysagiste, enseignant, responsable de formations et peintre.

Retrouvez les 156 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2018 Semaine 47
Mémoire au bois dormant, Marion Chombart de Lauwe

Croquis_pierre_melancolie_au_bois_dormant

“Croquis de recherche structure autour du projet artistique : Dernières heures des bâtiments. »
……………………………………………………………………………………………………………………….………
Formée au théâtre à partir de 1999 parallèlement à des études d’anthropologie, Marion Chombart de Lauwe s’engage dans les arts de la scène comme comédienne. Sa pratique permanente du dessin et des arts plastiques la conduisent à réaliser de nombreux éléments visuels et plastiques pour les projets dans lesquels elle s’engage. C’est en 2010, qu’elle débutera la gravure. Elle se consacre à un projet artistique au long cours autour de l’architecture et de la mémoire “Dernières heures des bâtiments”.

Retrouvez les 155 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2018 Semaine 46
18-10-18, Catherine Geoffray

18-10-18

“Dessin du rêve du 18-10-18 extrait de mon blog www.catherine-geoffray.tumblr.com, où chaque jour je consigne rêves illustrés et sculptures en porcelaine.“
……………………………………………………………………………………………………………………….
CATHERINE GEOFFRAY est une artiste, née en 1960, elle vit et travaille à Paris. Son travail s’inspire de ses rêves. Chaque jour, selon un rituel établi depuis 2013, elle écrit le récit de ses rêves sur des cahiers Moleskine, puis elle dessine d’après l’image qui lui parait la plus prégnante. Elle réalise ensuite une ou plusieurs sculptures, modelées dans la porcelaine. Ces dernières ne sont pas en lien explicite avec le rêve, mais traduisent peut-être d’autres images plus inconscientes. Ce sont des formes soit organiques, soit minérales, soit végétales. Une manière d’interroger les limites du monde vivant qu’il soit humain, animal ou végétal…

Retrouvez les 154 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2018 Semaine 45
Revue NU(e) 67, Paul Louis Rossi

D1 Paul Louis Rossi

“Anne pense qu’il est bon que je rencontre Paul.
Nous n’habitons pas loin. Cela n’a en soi aucune importance, hormis le fait de pouvoir courtoisement fixer notre premier rendez-vous sous couvert de proximité.
Paul Louis Rossi vient me chercher en bas de son immeuble prétextant un accès compliqué. S’il est vrai que les indications de portes, de codes et de cages d’escalier de cet ensemble immobilier sont un peu confuses, je perçois dans cette attention une forme de politesse, une sorte de protocole et ce malgré les deux étages sans ascenseur.
Son appartement me saisit. Il y règne une ambiance sourde d’une sobriété admirable. Les couleurs semblent comme voilées à la limite de la grisaille, conférant aux objets un aspect hors du temps.
Silence, patience, les surfaces granuleuses font écran aux désordres du quartier et sans doute aux résonnements, voire aux raisonnements, de la ville.
Par politesse Paul me laisse démarrer notre entretien. De la présentation de notre projet aux questions fondamentales que pose le dessin manuscrit en tant qu‘œuvre de l’esprit et de la main, je déroule notre propos, consciente qu’il en va de la légitimité de ma démarche. Son écoute attentive m’accompagne, son amabilité me rassure, je sens rapidement que derrière ses remarques cultivées se cache un esprit critique affûté.
Les dessins et sculptures qui peuplent son appartement me regardent. Malgré leur nombre, chacun est autonome. Ils ne sont pas exposés, ils sont, et Paul Louis Rossi les écoute dans leur singularité.
Nous parlons de ses amis artistes, nous évoquons avec égards les Hopis, nous partons à Toulon après un détour par l’île d’Yeu, nous nous arrêtons en Grèce avant de reprendre la route vers le Japon… Nous revenons sur son balcon.
Paul me montre sa collection d’orpins. Je dois reconnaître que ces végétaux ne provoquent chez moi aucun choc esthétique mais il y a quelque chose qui relève de la magie dans le fait de se retrouver sur ce petit balcon autour de quelques pots à s’émerveiller de la ténacité de la nature.

Paul, lors de la rencontre suivante, me fait faire le tour de son appartement, me montre son bureau, ses outils, ses carnets, ses dessins.
Souvent de petite taille, ses dessins sont soigneusement archivés. Si certains sont sur des feuilles libres, d’autres, plus nombreux, sont réalisés dans des carnets. Ils relèvent pour la plupart d’une observation attentive, d’une œuvre, d’un visuel, d’un objet ou d’un paysage. Cette étape de traduction graphique est d’une part le moyen de se donner le temps de regarder et d’analyser le sens profond du sujet et d’autre part de se l’approprier pour ouvrir d’autres champs imaginaires.

Les commentaires de Paul sont laconiques, il prévient des maladresses, assume ses petites victoires et parfois extrait un dessin de la pile.
“Celui ci, je le trouve plutôt réussi…“

Claire Combeau, “Une leçon de désobéissance“, Revue NU(e) 67

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
PAUL LOUIS ROSSI est écrivain et critique. Il a reçu le Prix Mallarmé en 1995. Il travaille en collaboration avec de nombreux peintres comme Jean-Michel Meurice, François Dilasser, Véronique Flahault, Renaud Allirand, ainsi qu’avec les musiciens Jean-Yves Bosseur, Christian Rosset, Grégoire Lorieux.
La revue NU(e) vient de lui dédier son dernier numéro, coordonné par Marie Joqueviel-Bourjea. La version numérique est disponible sur le site Poezibao

Capture d_écran 2018-11-10 à 12.31.21

Retrouvez les 152 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2018 ♦ Semaine 42
Île du ciel, Amélie Blachot

Sérigraphie Ile du Ciel_Amélie Blachot L.jpg
“Cette île du ciel d’une vallée alpienne est visible depuis le sommet de l’un des méandres d’une rivière de pierres qui descend dans l’Oisans, en regardant plein Sud, vers le contour découpé de l’Obiou.
A cet endroit-là, les lignes du socle de pierres qui nous tient, et celles de toutes les avancées de montagnes latérales qui nous séparent du lointain, se croisent. Le paysage apparaît dès lors comme une succession de plans. Et, tant ses derniers se superposent, qu’il en devient difficile de savoir si l’avant-dernier aplat de cette composition, appartient au ciel ou à la terre.
C’est pourquoi, alors que les différentes avancées des montagnes sont exprimées par un remplissage décroissant et tramé de peinture jaune, le dernier plan des montagnes se détache de l’ensemble acide pour venir se fondre dans le ciel, et devenir comme lui, rouge. Rouge mais plein, à la différence du ciel, ciel qui est le seul à contenir des indices formels. Cette forme qui s’extrait par conséquent de la terre tout en se dissociant du ciel, devient île. Ile ou espace indéfini, là où l’horizon s’épaissit pour être le lieu où ciel et terre se côtoient, créant une infinité de formes dans cette espace de dissolution.
Ainsi, de ce lieu concret et contextualisé, mêlé d’une perception, est née cette peinture réalisée grâce à la technique de la sérigraphie, pour continuer un travail engagé sur la représentation des éléments fondamentaux du paysage.“
………………………………………………………………………………………………………………………
Amélie Blachot est artiste plasticienne et paysagiste DPLG, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, en 2011. Elle développe un champ nouveau où les arts plastiques sont employés pour révéler les fondamentaux de paysage, naturels et anthropiques, d’un territoire. Dans son utilisation des arts plastiques, le lieu devient le médium. Ainsi, c’est le territoire étudié qui lui fait utiliser telle ou telle technique, forme, couleur.
Tout en témoignant de la beauté du territoire étudié, son travail de représentation du paysage est également conçu dans le but d’ouvrir au questionnement quant à sa transformation.