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Le dessin de la semaine

Le dessin de la semaine
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2019 Semaine 24
Extruded drawing, Baptiste Meyniel

B.MEYNIEL

« D’abord, il y a la forme des outils que je qualifierais de simples, basiques, évidentes. Ce sont des cercles, des ovales, des losanges, des carrés, des oblongs : des formes d’une géométrie élémentaire fabriquées en bois et en feutre. Elles somnolent sur la table où je dessine et ne disent pas d’emblée ce qu’elles sont. On pourrait croire à un jeu de construction pour enfant, un jeu pour apprendre à imbriquer, empiler, assembler. En même temps je crois qu’il y a quelque chose de cet ordre là dans ces objets, quelque chose d’essentiel et de fondamental.
Ensuite, il y a la mise en mouvement de ces formes, leur activation. Se saisir d’un cercle, l’imbiber d’encre, puis le faire glisser à la surface du papier pour obtenir du tube. Telle une extrusion, le déplacement de la main déploie la profondeur de la forme. Selon le geste, sa vitesse et sa trajectoire, se donnent à voir différentes transcriptions graphiques du mouvement. Le dessin réalisé superpose dans un mouvement commun le geste à la forme, la forme devient un geste. »

Baptiste Meyniel est designer, diplômé de l’ENSCI – les Ateliers en création industrielle, de l’Ecole normale supérieure de Cachan et agrégé en design. Au cours de son projet de diplôme de l’ENSCI, il développe une démarche empirique en s’interrogeant tour à tour sur la mise en mouvement du regard, sur la mise en forme par l’outil, sur ce que la matière dessine et sur ce que l’on projette dans la matière. De ce processus, et dans un rapport étroit au mouvement et au geste, découleront trois propositions : des outils à dessin, des formes libres et des lampes. Aujourd’hui, il poursuit sa recherche par la pratique au sein du programme doctoral SACRe à l’EnsadLab et est en résidence au CIRVA (Centre de recherche international sur le verre et les arts plastiques) duquel il est lauréat de l’appel à projet 2018.

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2019 Semaine 23
Vivarium, Jean-Baptiste Fastrez

Fastrez

“Ces dessins sont des croquis de recherches pour les miroirs dits « serpents » de la collection Vivarium pour la Galerie kreo.
Le propos était de créer le chainon manquant entre l’objet manufacturé et la nature à l’état sauvage. Le dessin cherche librement, entre forme géométrique et courbe sinueuse, à évoquer l’idée d’un cadre de miroir en cours de transformation… en serpent !”

Jean-Baptiste Fastrez est designer. Il ouvre son propre studio en 2011 et collabore depuis avec différentes marques, Moustache, la Manufacture de Sèvres, Kvadrat ou Tai Ping. Il remporte plusieurs prix dont le Grand Prix du Jury de la Design Parade à la Villa Noailles et le Wallpaper Design Award.
Les dernières œuvres de Jean-Baptiste Fastrez, “Vivarium”, sont exposés jusqu’au 27 juillet 2019 à Londres à la Galerie kreo, qui édite depuis 2012 plusieurs de ses pièces.

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2019 ♦ Semaine 22
Sans titre, Michaele-Andréa Schatt

SCHATT

“Dans ce dessin, l’encre de chine permet une écriture fluide, incisive, une partition de formes que je travaille ensuite en céramique
Je cherche à dessiner ce qui se dérobe : le poids de l’ombre, sa couleur, sa mobilité, son étrangeté.
Établir une sorte de cartographie des perceptions et des expériences.
Le dessin est ainsi fait « d’imprécisions matérialisées ».
Il révèle l’instabilité du sens plutôt que le sens lui-même et nous invite, à voix basse à l’expérience de la pluralité.”

Michael Andréa Schatt est née en 1958. Elle vit et travaille à Montreuil.
Peintre mais aussi céramiste, elle développe une œuvre autour de la mémoire et de la trace en utilisant la fragmentation, le recouvrement ou autres chemins de traverses pour faire apparaître les paysages mentaux de ses souvenirs.
Régulièrement exposée à la Galerie Gounod à Paris, ses dernières céramiques ont été présentées lors de l’exposition “L’expérience de la couleur” à la Manufacture de Sèvres en 2018.

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2019 ♦ Semaine 20
Sophie Zaïkowska, matali crasset

“Mon rapport au dessin a toujours été doublé de la peur de la forme ou de l’esthétique. En parallèle des animations que je nomme des « soft fictions », j’ai commencé à développer une pratique intime de dessins, dans des carnets de sténo.
Parallèlement j’ai initié une suite de portraits de femmes.
Ces dessins sont un prolongement, une activation possible de ces « soft fictions ».
Je suis comme poussée à toujours me remettre en cause. C’est ce qui me fait évoluer et avancer.”

matali crasset est designer industriel de formation et a créé sa propre structure, matali crasset productions au début des années 2000.
matali crasset envisage le design comme une recherche. Elle travaille à partir d’une posture décentrée qui lui permet à la fois d’intervenir sur la vie quotidienne et de projeter des scénarii pour le futur. Sa méthodologie est faite d’observation des pratiques ordinaires et de remise en cause des principes d’organisation habituels. Portant un regard à la fois expert et toujours neuf sur le monde, elle questionne l’évidence des codes pour mieux s’en affranchir. Son travail consiste alors à chercher de nouvelles typologies et à formuler des logiques de vie inédites. Elle définit cette recherche comme un accompagnement, en douceur, vers le contemporain.
Ses territoires d’intervention sont multiples et ses collaborations variées, Ikea, Hi Hotel à Nice ou Dar Hi à Nefta, l’Ecole Le Blé en Herbe de Trébédan, SM’s à s’Hertogenbosch aux Pays-Bas… Elle rassemble des univers ordinairement bien distincts, de l’artisanat à l’art contemporain (Vent des Forêts), de l’industrie textile au commerce équitable, réalisant des projets de scénographie, de mobilier, d’architecture, de graphisme, des collaborations avec des artistes (Peter Halley), avec de jeunes entreprises d’édition de mobilier, avec des municipalités (Bibliothèque de Genève, Ville d’Istres…) et des collectivités.
C’est finalement autour de la question du vivre ensemble que s’organisent les fictions, les récits et le sens du travail de matali.
Un documentaire sur son travail, réalisé par Rémy Batteault, sera diffusé sur France 5 à l’automne 2019.

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2019 ♦ Semaine 18
2019, Daphne Corregan

Ce dessin a été réalisé pour accompagner mes céramiques à l’occasion de mon exposition à la Galerie Catherine Issert à Saint Paul de Vence. Ils sont en totale résonance avec elles. Pendant que mes pièces cuisaient, j’ai nettoyé l’atelier et fait deux séries d’aquarelles.
Les quadrillages font suite à une résidence en Chine où je me suis laissée inspirer par les nombreux échafaudages qui enferment immeubles, monuments et sculptures.

Daphne Corregan est née en 1954 à Pittsburgh (Pennsylvanie) et s’installe en France en 1971. Elle enseigne la céramique et le design d’objet à l’École supérieure d’arts plastiques et de scénographie de Monaco de 1989 à 2015 et fait de nombreux voyages dans le monde entier, durant lesquels elle développe des workshops, des résidences d’artistes et des expositions. Membre de l’Académie internationale de la céramique, ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées. La Galerie Catherine Issert à Saint-Paul de Vence vient d’accueillir sa dernière exposition : From Paper to Clay.

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2019 ♦ Semaine 15
Brouillon collage, Martine Hardy

“Premier jet, instantané, immédiat, ce n’est pas un dessin préparatoire mais un brouillon-collage qui a fixé un instant, une idée, un souvenir avant qu’il ne s’échappe, comme une note écrite que l’on conserve rangée dans un tiroir, qu’on oublie, puis qu’on retrouve. Revient alors l’instant passé qui va peut -être se reconnecter au présent et au travail en cours.”

Formée à l’École des Beaux-Arts de Rennes, Martine Hardy vit en Bretagne. Céramiste, elle travaille aussi sur papier et toile privilégiant l’usage de techniques mixtes. Passionnée par le rapport des formes entre elles, elle expose souvent simultanément volumes en terre cuite et travaux picturaux.

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2019 ♦ Semaine 13
Jardin virtuel, Claude Courtecuisse

“Cette étude remonte à quelques années lorsque je participais à l’étude du projet de “jardin virtuel” que Gilles Clément avait initié pour l’espace paysagé situé près du terminal de Calais. Ce projet apparaissait d’autant plus interrogatif qu’il confrontait l’univers du végétal, celui du “jardin en mouvement” à celui très complexe et désincarné des nouvelles technologies. Un tel terrain d’aventure a permis, dans un premier temps, de développer des scénari où la végétation mise en scène se trouvait observée, analysée, décryptée offerte à des parcours et édifices utopiques que les projets de dessin pouvaient mettre en forme, dégagés des réalités physiques, techniques, matérielles, et surtout économiques…
Projet qui, compte tenu de sa complexité de production, est resté au niveau des esquisses et des intentions.”C

Claude Courtecuisse est artiste, designer, enseignant, il vit et travaille à Lille et Paris. Diplômé des Arts Appliqués de Paris et de l’École Normale Supérieure de Cachan il enseigne à l’École régionale des Beaux Arts de Lille de 1970 à 1987, puis assure la direction entre 1987 et 1989. De 1989 à 1992 il est Inspecteur Principal des Enseignements Artistiques au Ministère de la Culture. Chargé de cours et conseiller pédagogique de l’École Camondo entre 1988 et 2007, il a été aussi professeur agrégé à l’École Olivier de Serre de 1994 à 2007. Il intervient à l’E.N.S. Cachan pour la préparation de l’agrégation en Arts Appliqués. En tant qu’artiste, photographe, sculpteur et designer, il a réalisé de nombreuses commandes publiques et plusieurs de ses œuvres ont été acquises par le Ministère de la Culture, le Musée d’Art moderne de Villeneuve d’Ascq, le Centre Georges Pompidou.