“le dessin de la semaine n°108“

« Le dessin est une écriture qui permet d’accéder aux fondements de la pensée humaine, il est l’essence d’une mémoire partagée… »

Merci aux 50 créateurs qui ont accepté de montrer leurs esquisses, leurs tracés préparatoires, leurs productions personnelles, intimes et décomplexées.
Merci pour leur confiance, leur générosité, leurs paroles sensibles et cultivées.

Vous pourrez découvrir leurs dessins et leurs témoignages dans le livre
“La consigne, les dessins des métiers d’art“, disponible en exclusivité sur le salon Révélations du 3 au 8 mai, stand H14 au Grand Palais à Paris.

2017  Semaine 17
Emmanuelle Béduneau, feutrière

LA_CONSIGNE_

“Les bords de Loire, les perruches bruxelloises, les floraisons de Glorianes, le grain de sa peau, les vibrations de mon corps sont autant de prétextes à une observation. J’aime voyager dans ces microcosmes, en capter les motifs, les couleurs qui s’en dégagent et qui pourtant échappent à tant d’individus.
La subtilité de notre monde natif est mon inspiration première. Et le dessin à la main intervient dans mon travail bien avant le recours au numérique. Une traînée de carbone, une tache d’eau sont des hasards bienvenus propulsant mon imagination.
Pour créer un tissu feutré, je me sers de mon aiguille à barbe comme d’un stylet, et la laine ou les autres matières premières utilisées sont une encre dont la substance particulière apporte richesse à mon ouvrage.
J’envisage le textile comme le prolongement du vivant. Une matière animée et sensible, qui s’éveille, vibre à travers ses sinuosités, ses colorations fragiles et changeantes, son élasticité, sa complexité.“
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C’est cet « animisme » fascinant que cherche à retrouver EMMANUELLE BÉDUNEAU avec l’usage de matières nobles et naturelles telles que la plume, la laine ou la fourrure. Titulaire d’un master à l’Ensav de La Cambre (Bruxelles), elle cultive depuis son enfance sa curiosité pour les matériaux souples. D’abord formée au prototypage et au modélisme industriel, il lui semble fondamental de se rapprocher de la matière, de l’essence même de l’objet. Elle concrétise cette démarche dans son atelier « Analepse felt design » et se spécialise entre autres dans la méthode de l’aiguillage.

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