N’attendez pas, inscrivez vous pour le PRIX DESS(E)INS 2020 !

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L’association LES TRACES HABILES en partenariat avec le Fonds de dotation Enseigne des Oudin organise un concours à destination des étudiants des écoles supérieures et ­des cursus universitaires d’art, de graphisme, d’architecture, de design et de paysage, le PRIX DESS(E)INS.

Règlement et bulletin d’inscription : PRIX DESS(E)INS 2020 Règlement
Envoi de la fiche d’inscription et du justificatif d’inscription de l’école par mail au plus tard le 29 janvier 2020 : contact@dess-e-ins.fr

 

PRIX DESS(E)INS 2020
L’association LES TRACES HABILES en partenariat avec le Fonds de dotation Enseigne des Oudin organise un concours à destination des étudiants des écoles supérieures et ­des cursus universitaires d’art, de graphisme, d’architecture, de design et de paysage, le PRIX DESS(E)INS.

Notes manuscrites, captations dessinées, schémas, diagrammes et autres cartographies personnelles sont chacun à leur manière une façon de regarder, représenter, projeter.
Ces recherches consignent l’importance de la main, du geste, du corps dans l’accompagnement de la pensée et renseignent – souvent plus justement que le projet abouti – les différentes étapes du processus créatif.

Afin de sensibiliser les étudiants à cette démarche de production/conservation des étapes graphiques intermédiaires du cheminement de la pensée, LES TRACES HABILES organise un concours pour valoriser le travail des futurs acteurs de la création et leur permettre de rejoindre dès la sortie de l’école un réseau de professionnels multidisciplinaire.

LE THÈME DE L’ÉDITION 2020 : “dehors”

Le thème permet de regrouper des productions qui ont trait avec la question du “dehors“, pris au sens large et qui font référence à l’extérieur, au plein air, au site, au paysage, à l’environnement etc… et ce quelque soit la discipline.

PARTICIPATION :
Ce concours est gratuit et ouvert à tous les étudiants inscrits en année diplômante (fin de cycle) dans une école ou université dans les domaines des arts plastiques, du graphisme, de l’architecture, du design, du paysage pour l’année 2019-2020 (justificatif à fournir).

INSCRIPTION :
Envoi de la fiche d’inscription et du justificatif d’inscription de l’école par mail au plus tard le 29 janvier 2020 : contact@dess-e-ins.fr

Règlement et bulletin d’inscription : PRIX DESS(E)INS 2020 Règlement

Le dessin de la semaine
Retrouvez les 177 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2019 ♦ Semaine 42
Vortex, Laure Garreau

Garreau VortexOffice M

“VORTEX Design Office (Verification of the Origins of Rotation in Tornadoes EXperiment) ou le quotidien d’un designer intégré dans une industrie de haute technologie.”

Diplômée de l’ENSCI Les Ateliers en 2011 et du Master 2 de recherche en design (ENS-Paris-Saclay —ENSCI Les Ateliers — Telecom-Paris tech), Laure Garreau est designer intégrée au sein d’un groupe industriel de haute technologie. Elle est membre associé du Centre de recherche en design (CRD) de l’École normale supérieure Paris-Saclay et de l’ENSCI Les Ateliers.

Laure Garreau est lauréate 2019 du Prix Agora de l’écriture remarquable, qui récompense son article portant sur l’exposition « Jean Prouvé industriel du bâtiment » (1964).
Conçue par Prouvé lui-même dans l’anonymat le plus complet, celle-ci semble avoir été oubliée et n’apparaît que très peu dans l’histoire de l’ingénieur-constructeur.

Pourquoi n’a-t-elle pas fait date ? Quelles problématiques françaises et internationales rouvre-t-elle ?
À partir des questions que pose la « disparition » de cette exposition, l’enquête historique menée par le biais des archives, permet d’élaborer quelques hypothèses : notamment celle du problème de légitimation que Jean Prouvé aura rencontré toute sa vie durant et que l’exposition de 1964 ne dépasse pas, comme paralysée par la tension entre milieu culturel et industriel.

Le Prix Agora de l’écriture remarquable récompense un livre, un article scientifique, ou tout type d’écrit qui fait avancer la pensée et la réflexion sur le design. Il peut venir du milieu du design ou de l’art, mais aussi de toutes autres disciplines dès lors qu’il questionne les enjeux et les réflexions liés à la création et au design.

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de François Seigneur notre magicien de la Nuit Blanche 2018 qui, il y a un an presque jour pour jour, vous avait invité à interpréter une de ses partitions à la Galerie d’architecture.

NUit Blanche n°2M

Dessins ou gribouillis ?

Ma grand-mère Agnès appelait nos dessins des gribouillis.
C’étaient nos dessins d’enfants. Mes frères et sœurs, cousins, cousines, en faisions beaucoup. Elle les rangeait dans le tiroir de la grande table carrelée de la cuisine sur laquelle nous nous installions papiers et crayons de couleur les jours de pluie ou de grande chaleur.
Pour accéder au titre de dessins, il devait manquer quelque chose mais comme les adultes étaient admiratifs de nos talents, le gribouillis a acquis sa noblesse.
Plus tard, j’ai appris à dessiner – Ecole Boulle, Mr Mente, professeur en Etudes documentaires et Perspectives. Avec ses cours astreignants, nous savions tous, plus ou moins bien, évidemment, dessiner une tranche de jambon alanguie sur une assiette posée sur un torchon à carreaux et glissé derrière une carafe d’eau dans laquelle se miroitait la fenêtre de l’atelier autant qu’un fauteuil Louis XV légèrement en biais et vue de toutes les hauteurs possibles avec ses ombres portées.
Parfois les traces étaient assez habiles et élégantes. Je n’irai pas jusqu’à la beauté mais, hors les murs, nous forcions l’admiration.
Cette admiration m’a permis de gagner très confortablement ma vie.
Les installateurs de salon de coiffure étaient très demandeurs. Roger la Frite, l’ancêtre des fastfoods, m’a permis une fortune passagère. Après quelques années de dessins alimentaires, ces chemins m’ont menés chez Claude Parent. Il devait représenter des dessins capables d’apaiser les inquiétudes populaires sur l’insertion paysagère des premières centrales nucléaires sur lesquelles il travaillait. C’était à peu près en 1970.
Jean Nouvel travaillait chez lui. En quelques mois nous sommes devenus amis et je suis devenu la main de J.N. Il gribouillait. Je dessinais.
Avec le temps, les dessins obligés au réalisme et flatteurs m’ont lassés.
Heureusement La 3D a repris la main. Reine à prix d’or elle a conquis la totalité de la représentation et comme Mr Mente ne nous avait pas appris à représenter la transparence des personnages et des arbres, ses enseignements ne valaient plus grand-chose. Ce qu’il fallait produire pour subsister était trop éloigné de l’admiration de ma grand- mère et du tiroir de la table de cuisine. Je suis retourné à mes gribouillis.

Je gribouille depuis 30 ans, j’ai réussi à faire des partitions de gribouillis pour que d’autre gribouillent à ma place et comme ils gribouillent très bien nous faisons des expositions.
Ce choix du gribouillis n’est pas un abandon ou un assassinat du dessin de représentation mais un penchant accentué pour sa spontanéité et son incertitude. Souvent difficile à lire et parfois indéchiffrable, il ouvre à l’imaginaire et l’interprétation ce que le dessin, trop souvent, ne fait que représenter.

2 octobre 2017
François Seigneur

François Seigneur a rejoint Les Traces Habiles en tant qu’auteur-associé en juin 2017.

Le dessin de la semaine
Retrouvez les 176 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2019 ♦ Semaine 40
nest, Ionna Vautrin

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“Ce dessin préparatoire est une des pistes de travail pour la collection “nest” – Monoprix.
Comme des vignettes interchangeables, les différents dessins ont permis de composer et de fixer le plan de la collection avant de lancer les premiers prototypes.
Celui-ci est un des premiers essais du motif qui anime l’ensemble de la collection.
Dense et broussailleux, il oscille entre une évocation végétale et animale : un pelage ou un plumage, des herbes folles ou des fleurs sauvages, une anémone de mer ou des algues dansantes apparaissent tout à tour selon l’objet sur lequel il se décline.
De l’art de la table au petit mobilier, cette collection propose une large gamme de produits s’adressant aux petits comme aux grands.”

Diplômée de l’école de design Nantes Atlantique en 2002, Ionna Vautrin a successivement travaillé pour Camper en Espagne, George J. Sowden en Italie et Ronan et Erwan Bouroullec en France. Elle ouvre son propre studio en janvier 2011 après avoir remporté le Grand Prix de la Création de la Ville de Paris. Elle collabore avec différentes marques et éditeurs tels que Foscarini, Moustache, Kvadrat, Christian Dior Parfums, Sancal, Lexon, Serralunga, SNCF, J.C.Decaux ou Monoprix…
Son travail est une rencontre entre poésie et industrie. Elle dessine des objets du quotidien dont l’ambition est d’être simple, évident mais surprenant. Ses projets associent des formes géométriques et organiques, un esprit espiègle et coloré, des usages intuitifs et fonctionnels, une présence chaleureuse et familière.”

Le dessin de la semaine
Retrouvez les 175 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2019 ♦ Semaine 38
Infini, Goliath Dyèvre

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“L’infini est une idée qui a un départ mais pas de fin… quand l’imaginaire se prend d’infini il part toujours de quelques points finis.
Ce dessin fait partie d’une recherche sur le concept de l’infini. Une sorte d’écho à cette occupation compulsive et absurde du vide.”

Goliath Dyèvre est designer, il vit et travaille à Paris. Il intègre L’Ecole Nationale Supérieur de Création Industrielle (ENSCI-Les Ateliers) dont il sort diplômé en 2009. En 2014, après une résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto, il commence une carrière en solo. En 2016 il effectue une résidence de recherche création en Nouvelle-Zélande avec Grégory Chatonsky. Il développe une réflexion sur l’objet à travers des projets de recherches.