Tellement heureux de commencer l’année par une invitation !

Les Traces Habiles Nuit de la Lecture 2019

Nous vous attendons le samedi 19 janvier à la Bibliothèque Forney à l’occasion de la Nuit de la Lecture 2019 autour du texte “On lit ou on regarde un dessin ?”.

Recomposé à partir des témoignages de 170 créateurs (architectes, designers, paysagistes, graphistes, stylistes, danseurs, comédiens, musiciens, écrivains, cuisiniers, artisans d’art…) le texte restitue les multiples enjeux du dessin/dessein dans le processus créatif.

La soirée, organisée sous la forme d’une performance dessinée dans la Galerie de la Bibliothèque Forney, donnera la parole à 3 comédiens. Leurs mots se suivent, se répondent, se confrontent. L’artiste, qui incarne par sa présence silencieuse tous ceux qui prennent le crayon pour poser l’idée sur le papier, se saisit de leurs mots pour tracer sur de grandes feuilles ses propres déambulations.

Venez (re)découvrir à cette occasion l’Hôtel de Sens, qui abrite la Bibliothèque Forneyconstruit durant la seconde moitié du XVe siècle par Tristan de Salazar, archevêque de Sens. Avec ses tourelles d’angle, son porche gothique, son donjon et ses hautes fenêtres parées de blason ressemble à un ingénieux croisement entre un château-fort et une demeure de plaisance de la Renaissance…
À la fois bibliothèque de conservation et de prêt, la Bibliothèque Forney a pour spécialités les beaux-arts, les arts décoratifs, les arts graphiques, les métiers d’art et leurs techniques ainsi que la mode, la publicité, le design. C’est une des grandes bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris qui se signale par la diversité de ses documents : livres et revues, ephemera, catalogues d’expositions, de musées, de ventes publiques et de salons…

Lecture : Jean Edouard Bodziak,  Franck Mas, Anne Seiller
Captation dessinée : Olivier Marty

Bibliothèque Forney, samedi 19 janvier 2019, de 19h45 à 22h30
1 rue du Figuier 75004 Paris, entrée libre.

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Belle et douce semaine à vous tous.

2018 Semaine 51
Cerisier gravé, Julian Schwarz

Schwarz Cerisier gravé L

“Voici un dessin récent sur cerisier qui est en train de devenir une sculpture
de 31x27x8,5 cm. J’espère au final souligner le motif avec un peu de couleur…“
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JULIAN SCHWARZ vit et travaille en Bourgogne. Après ses études à l’école d’art Slade à Londres, il construit des formes complexes en bois. Celles-ci se sont développées en de grands vaisseaux taillés dans un seul bloc. Il travaille actuellement les billes avec des outils manuels et traditionnels.
Il est lauréat du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main en 2010. Ses oeuvres se trouvent au Fonds National d’Art Contemporain, au Musée des Arts Décoratifs à Paris, à la Henry Moore Foundation, à la Tate, au V&A Museum et dans de nombreuses collections particulières.

Retrouvez les 158 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“
2018 Semaine 50
Dessin portatif, Catherine Zask

Catherine Zask_dessin-portatif

“ Dessins portatifs, depuis 2018

Ce sont des dessins auxquels une poignée
a été adjointe pour rendre la saisie, le déplacement
et l’accrochage plus confortables.”
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CATHERINE ZASK est graphiste, elle vit et travaille à Paris.
Diplômée de l’ESAG Penninghen (Paris) en 1984, elle ouvre son propre studio en 1985.
En tant que graphiste, Catherine Zask collabore sur le long terme avec des institutions culturelles et des entreprises du secteur privé. Nombre de ses travaux graphiques ont été distingués par des prix internationaux et figurent dans des collections publiques.
Depuis 1984, elle ne cesse d’approfondir son travail sur la lettre et dessine quotidiennement. Elle crée Alfabetempo en 1993, lors de son séjour à la Villa Médicis à Rome. Ce travail est le prolongement d’une recherche engagée dix ans auparavant autour du tracé, du signe, de l’écriture. Il donnera lieu à de multiples développements : alphabet, sculptures, compositions…
Outre le travail graphique, l’œuvre de Zask est composée de nombreuses séries : Alfabetempo, Cousu-Zask, Gribouillis, Happy Dots, Languazask, Radiographies de pensées, Sismozask, Splatchs, The Iris Project… une trentaine de projets menés simultanément, mêlant écriture, dessins, films, photographies.
Nombreuses expositions, publications, conférences, ainsi que des jurys, en France et à l’étranger. Pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome en 1993-1994, Catherine Zask a reçu le Grand Prix de la 20e Biennale internationale de design graphique de Brno en 2002. Elle est membre de l’AGI, Alliance graphique internationale. En 2010, elle est faite chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

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2018 Semaine 48
En la forêt, Vincent Mauroux

TH-Petits Paysages-N°11
“Après une longue série de petits paysages, tracés de-ci de-là, j’aborde la ligne d’horizon contrariée à travers les boisements.“
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Vincent Mauroux est paysagiste, enseignant, responsable de formations et peintre.

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2018 Semaine 47
Mémoire au bois dormant, Marion Chombart de Lauwe

Croquis_pierre_melancolie_au_bois_dormant

“Croquis de recherche structure autour du projet artistique : Dernières heures des bâtiments. »
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Formée au théâtre à partir de 1999 parallèlement à des études d’anthropologie, Marion Chombart de Lauwe s’engage dans les arts de la scène comme comédienne. Sa pratique permanente du dessin et des arts plastiques la conduisent à réaliser de nombreux éléments visuels et plastiques pour les projets dans lesquels elle s’engage. C’est en 2010, qu’elle débutera la gravure. Elle se consacre à un projet artistique au long cours autour de l’architecture et de la mémoire “Dernières heures des bâtiments”.

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2018 Semaine 46
18-10-18, Catherine Geoffray

18-10-18

“Dessin du rêve du 18-10-18 extrait de mon blog www.catherine-geoffray.tumblr.com, où chaque jour je consigne rêves illustrés et sculptures en porcelaine.“
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CATHERINE GEOFFRAY est une artiste, née en 1960, elle vit et travaille à Paris. Son travail s’inspire de ses rêves. Chaque jour, selon un rituel établi depuis 2013, elle écrit le récit de ses rêves sur des cahiers Moleskine, puis elle dessine d’après l’image qui lui parait la plus prégnante. Elle réalise ensuite une ou plusieurs sculptures, modelées dans la porcelaine. Ces dernières ne sont pas en lien explicite avec le rêve, mais traduisent peut-être d’autres images plus inconscientes. Ce sont des formes soit organiques, soit minérales, soit végétales. Une manière d’interroger les limites du monde vivant qu’il soit humain, animal ou végétal…

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2018 Semaine 45
Revue NU(e) 67, Paul Louis Rossi

D1 Paul Louis Rossi

“Anne pense qu’il est bon que je rencontre Paul.
Nous n’habitons pas loin. Cela n’a en soi aucune importance, hormis le fait de pouvoir courtoisement fixer notre premier rendez-vous sous couvert de proximité.
Paul Louis Rossi vient me chercher en bas de son immeuble prétextant un accès compliqué. S’il est vrai que les indications de portes, de codes et de cages d’escalier de cet ensemble immobilier sont un peu confuses, je perçois dans cette attention une forme de politesse, une sorte de protocole et ce malgré les deux étages sans ascenseur.
Son appartement me saisit. Il y règne une ambiance sourde d’une sobriété admirable. Les couleurs semblent comme voilées à la limite de la grisaille, conférant aux objets un aspect hors du temps.
Silence, patience, les surfaces granuleuses font écran aux désordres du quartier et sans doute aux résonnements, voire aux raisonnements, de la ville.
Par politesse Paul me laisse démarrer notre entretien. De la présentation de notre projet aux questions fondamentales que pose le dessin manuscrit en tant qu‘œuvre de l’esprit et de la main, je déroule notre propos, consciente qu’il en va de la légitimité de ma démarche. Son écoute attentive m’accompagne, son amabilité me rassure, je sens rapidement que derrière ses remarques cultivées se cache un esprit critique affûté.
Les dessins et sculptures qui peuplent son appartement me regardent. Malgré leur nombre, chacun est autonome. Ils ne sont pas exposés, ils sont, et Paul Louis Rossi les écoute dans leur singularité.
Nous parlons de ses amis artistes, nous évoquons avec égards les Hopis, nous partons à Toulon après un détour par l’île d’Yeu, nous nous arrêtons en Grèce avant de reprendre la route vers le Japon… Nous revenons sur son balcon.
Paul me montre sa collection d’orpins. Je dois reconnaître que ces végétaux ne provoquent chez moi aucun choc esthétique mais il y a quelque chose qui relève de la magie dans le fait de se retrouver sur ce petit balcon autour de quelques pots à s’émerveiller de la ténacité de la nature.

Paul, lors de la rencontre suivante, me fait faire le tour de son appartement, me montre son bureau, ses outils, ses carnets, ses dessins.
Souvent de petite taille, ses dessins sont soigneusement archivés. Si certains sont sur des feuilles libres, d’autres, plus nombreux, sont réalisés dans des carnets. Ils relèvent pour la plupart d’une observation attentive, d’une œuvre, d’un visuel, d’un objet ou d’un paysage. Cette étape de traduction graphique est d’une part le moyen de se donner le temps de regarder et d’analyser le sens profond du sujet et d’autre part de se l’approprier pour ouvrir d’autres champs imaginaires.

Les commentaires de Paul sont laconiques, il prévient des maladresses, assume ses petites victoires et parfois extrait un dessin de la pile.
“Celui ci, je le trouve plutôt réussi…“

Claire Combeau, “Une leçon de désobéissance“, Revue NU(e) 67

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PAUL LOUIS ROSSI est écrivain et critique. Il a reçu le Prix Mallarmé en 1995. Il travaille en collaboration avec de nombreux peintres comme Jean-Michel Meurice, François Dilasser, Véronique Flahault, Renaud Allirand, ainsi qu’avec les musiciens Jean-Yves Bosseur, Christian Rosset, Grégoire Lorieux.
La revue NU(e) vient de lui dédier son dernier numéro, coordonné par Marie Joqueviel-Bourjea. La version numérique est disponible sur le site Poezibao

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