Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 38
Infini, Goliath Dyèvre

Dessin-infini-2019_150dpi

“L’infini est une idée qui a un départ mais pas de fin… quand l’imaginaire se prend d’infini il part toujours de quelques points finis.
Ce dessin fait partie d’une recherche sur le concept de l’infini. Une sorte d’écho à cette occupation compulsive et absurde du vide.”

Goliath Dyèvre est designer, il vit et travaille à Paris. Il intègre L’Ecole Nationale Supérieur de Création Industrielle (ENSCI-Les Ateliers) dont il sort diplômé en 2009. En 2014, après une résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto, il commence une carrière en solo. En 2016 il effectue une résidence de recherche création en Nouvelle-Zélande avec Grégory Chatonsky. Il développe une réflexion sur l’objet à travers des projets de recherches. 

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 29
Les Eyzies, Olivier Marty

Falaise Eyzies 3L

“Troisième semaine de résidence en Dordogne, à suivre approximativement les rivières.
Mes dessins faisaient jusqu’ici la part belle au ciel, à l’étendue, à l’horizon.
Petit à petit ils laissent la place à des minéralités beaucoup plus ancrées dans le sol : labours, falaises, cavités, coteaux escarpés…
Au musée de la Préhistoire, on est happé par la muraille de calcaire dans lequel le bâtiment est encastré.
Alors très vite attraper une brassée de crayons 8B, et tracer cette énergie-là sur mon carnet !”

Olivier Marty est artiste et paysagiste
Le paysage est au cœur de son travail artistique. Il parcourt depuis longtemps et régulièrement des lieux de toutes sortes pour y trouver le matériau qu’il met ensuite en jeu à l’atelier. Les sites explorés sont urbains, banlieusards, ruraux, industriels… Il élabore à chaque fois une démarche d’arpentage, de collecte, de rencontres. L’expérience physique a une grande importance. Il se glisse dans les contextes, en fonction des opportunités.
Les explorations provoquent des propositions plastiques diverses. La peinture en constitue le pivot central. Elle est toujours accompagnée de dessins, souvent de vidéos. Si le dessin et la peinture évoquent la réalité des lieux de manière très allusive, abstraite, la vidéo propose un contrepoint beaucoup plus concret.
Ces travaux lui ont permis de croiser sa démarche avec celle d’autres artistes : des chorégraphes (Emmanuelle Huynh, Olivia Granville, Christine Bastin…), des musiciens (François Cotineau, Michel Maurer, Arnaud Sallé, Isabelle Olivier), des poètes (Tita Reut, Olivier Blin), des paysagistes (Elisabeth Ferron, Thierry Kandjee), etc… “

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 27
Expérimentation 15, Thibault Conan

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“Ce dessin fait partie d’un ensemble de petites expérimentations de formes/textures, pour créer du volume ou de la matière à partir de simples lignes droites faites avec une règle“.

Graphiste et directeur artistique indépendant, Thibault Conan travaille depuis 2011 principalement dans le secteur culturel et artistique (affiche, identité visuelle, logo…), et print.
Il a été 5 ans à la direction artistique du magazine trimestriel de mode Citizen K International (mode, luxe, art, culture, design, lifestyle…), de 2013 à 2018.
Ses dessins sont des expérimentations graphiques et formelles, ils sont généralement destinés à rester dans ses carnets, mais peuvent influencer des créations graphiques, pour des affiches notamment.

Le dessin de la semaine
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2019 Semaine 24
Extruded drawing, Baptiste Meyniel

B.MEYNIEL

« D’abord, il y a la forme des outils que je qualifierais de simples, basiques, évidentes. Ce sont des cercles, des ovales, des losanges, des carrés, des oblongs : des formes d’une géométrie élémentaire fabriquées en bois et en feutre. Elles somnolent sur la table où je dessine et ne disent pas d’emblée ce qu’elles sont. On pourrait croire à un jeu de construction pour enfant, un jeu pour apprendre à imbriquer, empiler, assembler. En même temps je crois qu’il y a quelque chose de cet ordre là dans ces objets, quelque chose d’essentiel et de fondamental.
Ensuite, il y a la mise en mouvement de ces formes, leur activation. Se saisir d’un cercle, l’imbiber d’encre, puis le faire glisser à la surface du papier pour obtenir du tube. Telle une extrusion, le déplacement de la main déploie la profondeur de la forme. Selon le geste, sa vitesse et sa trajectoire, se donnent à voir différentes transcriptions graphiques du mouvement. Le dessin réalisé superpose dans un mouvement commun le geste à la forme, la forme devient un geste. »

Baptiste Meyniel est designer, diplômé de l’ENSCI – les Ateliers en création industrielle, de l’Ecole normale supérieure de Cachan et agrégé en design. Au cours de son projet de diplôme de l’ENSCI, il développe une démarche empirique en s’interrogeant tour à tour sur la mise en mouvement du regard, sur la mise en forme par l’outil, sur ce que la matière dessine et sur ce que l’on projette dans la matière. De ce processus, et dans un rapport étroit au mouvement et au geste, découleront trois propositions : des outils à dessin, des formes libres et des lampes. Aujourd’hui, il poursuit sa recherche par la pratique au sein du programme doctoral SACRe à l’EnsadLab et est en résidence au CIRVA (Centre de recherche international sur le verre et les arts plastiques) duquel il est lauréat de l’appel à projet 2018.

Le dessin de la semaine
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2019 Semaine 23
Vivarium, Jean-Baptiste Fastrez

Fastrez

“Ces dessins sont des croquis de recherches pour les miroirs dits « serpents » de la collection Vivarium pour la Galerie kreo.
Le propos était de créer le chainon manquant entre l’objet manufacturé et la nature à l’état sauvage. Le dessin cherche librement, entre forme géométrique et courbe sinueuse, à évoquer l’idée d’un cadre de miroir en cours de transformation… en serpent !”

Jean-Baptiste Fastrez est designer. Il ouvre son propre studio en 2011 et collabore depuis avec différentes marques, Moustache, la Manufacture de Sèvres, Kvadrat ou Tai Ping. Il remporte plusieurs prix dont le Grand Prix du Jury de la Design Parade à la Villa Noailles et le Wallpaper Design Award.
Les dernières œuvres de Jean-Baptiste Fastrez, “Vivarium”, sont exposés jusqu’au 27 juillet 2019 à Londres à la Galerie kreo, qui édite depuis 2012 plusieurs de ses pièces.