Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 20
Sophie Zaïkowska, matali crasset

“Mon rapport au dessin a toujours été doublé de la peur de la forme ou de l’esthétique. En parallèle des animations que je nomme des « soft fictions », j’ai commencé à développer une pratique intime de dessins, dans des carnets de sténo.
Parallèlement j’ai initié une suite de portraits de femmes.
Ces dessins sont un prolongement, une activation possible de ces « soft fictions ».
Je suis comme poussée à toujours me remettre en cause. C’est ce qui me fait évoluer et avancer.”

matali crasset est designer industriel de formation et a créé sa propre structure, matali crasset productions au début des années 2000.
matali crasset envisage le design comme une recherche. Elle travaille à partir d’une posture décentrée qui lui permet à la fois d’intervenir sur la vie quotidienne et de projeter des scénarii pour le futur. Sa méthodologie est faite d’observation des pratiques ordinaires et de remise en cause des principes d’organisation habituels. Portant un regard à la fois expert et toujours neuf sur le monde, elle questionne l’évidence des codes pour mieux s’en affranchir. Son travail consiste alors à chercher de nouvelles typologies et à formuler des logiques de vie inédites. Elle définit cette recherche comme un accompagnement, en douceur, vers le contemporain.
Ses territoires d’intervention sont multiples et ses collaborations variées, Ikea, Hi Hotel à Nice ou Dar Hi à Nefta, l’Ecole Le Blé en Herbe de Trébédan, SM’s à s’Hertogenbosch aux Pays-Bas… Elle rassemble des univers ordinairement bien distincts, de l’artisanat à l’art contemporain (Vent des Forêts), de l’industrie textile au commerce équitable, réalisant des projets de scénographie, de mobilier, d’architecture, de graphisme, des collaborations avec des artistes (Peter Halley), avec de jeunes entreprises d’édition de mobilier, avec des municipalités (Bibliothèque de Genève, Ville d’Istres…) et des collectivités.
C’est finalement autour de la question du vivre ensemble que s’organisent les fictions, les récits et le sens du travail de matali.
Un documentaire sur son travail, réalisé par Rémy Batteault, sera diffusé sur France 5 à l’automne 2019.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 18
2019, Daphne Corregan

Ce dessin a été réalisé pour accompagner mes céramiques à l’occasion de mon exposition à la Galerie Catherine Issert à Saint Paul de Vence. Ils sont en totale résonance avec elles. Pendant que mes pièces cuisaient, j’ai nettoyé l’atelier et fait deux séries d’aquarelles.
Les quadrillages font suite à une résidence en Chine où je me suis laissée inspirer par les nombreux échafaudages qui enferment immeubles, monuments et sculptures.

Daphne Corregan est née en 1954 à Pittsburgh (Pennsylvanie) et s’installe en France en 1971. Elle enseigne la céramique et le design d’objet à l’École supérieure d’arts plastiques et de scénographie de Monaco de 1989 à 2015 et fait de nombreux voyages dans le monde entier, durant lesquels elle développe des workshops, des résidences d’artistes et des expositions. Membre de l’Académie internationale de la céramique, ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées. La Galerie Catherine Issert à Saint-Paul de Vence vient d’accueillir sa dernière exposition : From Paper to Clay.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 15
Brouillon collage, Martine Hardy

“Premier jet, instantané, immédiat, ce n’est pas un dessin préparatoire mais un brouillon-collage qui a fixé un instant, une idée, un souvenir avant qu’il ne s’échappe, comme une note écrite que l’on conserve rangée dans un tiroir, qu’on oublie, puis qu’on retrouve. Revient alors l’instant passé qui va peut -être se reconnecter au présent et au travail en cours.”

Formée à l’École des Beaux-Arts de Rennes, Martine Hardy vit en Bretagne. Céramiste, elle travaille aussi sur papier et toile privilégiant l’usage de techniques mixtes. Passionnée par le rapport des formes entre elles, elle expose souvent simultanément volumes en terre cuite et travaux picturaux.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 13
Jardin virtuel, Claude Courtecuisse

“Cette étude remonte à quelques années lorsque je participais à l’étude du projet de “jardin virtuel” que Gilles Clément avait initié pour l’espace paysagé situé près du terminal de Calais. Ce projet apparaissait d’autant plus interrogatif qu’il confrontait l’univers du végétal, celui du “jardin en mouvement” à celui très complexe et désincarné des nouvelles technologies. Un tel terrain d’aventure a permis, dans un premier temps, de développer des scénari où la végétation mise en scène se trouvait observée, analysée, décryptée offerte à des parcours et édifices utopiques que les projets de dessin pouvaient mettre en forme, dégagés des réalités physiques, techniques, matérielles, et surtout économiques…
Projet qui, compte tenu de sa complexité de production, est resté au niveau des esquisses et des intentions.”C

Claude Courtecuisse est artiste, designer, enseignant, il vit et travaille à Lille et Paris. Diplômé des Arts Appliqués de Paris et de l’École Normale Supérieure de Cachan il enseigne à l’École régionale des Beaux Arts de Lille de 1970 à 1987, puis assure la direction entre 1987 et 1989. De 1989 à 1992 il est Inspecteur Principal des Enseignements Artistiques au Ministère de la Culture. Chargé de cours et conseiller pédagogique de l’École Camondo entre 1988 et 2007, il a été aussi professeur agrégé à l’École Olivier de Serre de 1994 à 2007. Il intervient à l’E.N.S. Cachan pour la préparation de l’agrégation en Arts Appliqués. En tant qu’artiste, photographe, sculpteur et designer, il a réalisé de nombreuses commandes publiques et plusieurs de ses œuvres ont été acquises par le Ministère de la Culture, le Musée d’Art moderne de Villeneuve d’Ascq, le Centre Georges Pompidou.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 12
Ré-inventer Paris – rue Ordener 75018, Bruno J.Hubert

“Ouvrir les cages (d’escalier) sur le ciel ; cohabiter en partageant un jardin haut au R+3, cultivé, régénéré au compost produit par les logements.”
Logements participatifs et crèche, rue Ordener, 75018 Paris
Concours “Réinventer Paris“, lauréat janvier 2016, livraison 2019

Depuis 1987, Bruno J. Hubert est architecte associé de “Hubert & Roy architectes et associés“. L’agence est spécialisée dans la conception et la définition technique d’habitats, d’équipements éducatifs, hospitaliers et industriels, la construction de bureaux et les projets d’urbanisme.
L’agence a réalisé de nombreux projets en France ainsi qu’à l’étranger (Hong Kong, Moscou, Chine). Parmi ceux récemment achevés, on trouve la Tour EQHO sur le site de la Défense, la rénovation complète de la Tour 9 à Montreuil, le lycée et l’école maternelle du Bourget.
Actuellement l’agence travaille entres autres sur le pôle numérique de Saint-Denis et des logements à Paris dans le XVIIIeme à l’occasion du concours “Réinventer Paris“.
Depuis 1993 Bruno J. Hubert est enseignant titulaire des écoles d’architecture, membre fondateur de l’ENSA Paris-Malaquais en 2000 et responsable des échanges de l’Ecole d’architecture Paris-Malaquais avec la Chine.

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2019 ♦ Semaine 11
Dessin préparatoire, Alexandra Tollet

“Il est un dessin préparatoire de mes sculptures qui viennent. Il est rare que le dessin précède mes modelages. Généralement il les accompagne, c’est un dialogue qui façonne. »

Alexandra Tollet est céramiste et plasticienne. Elle vit et travaille à Saint Maur des Fossés.
Elle a reçu le Prix du Jury “Céramique sur Seine“ à Melun en septembre 2013 et le 1er prix du marché eurorégional du musée de Raeren en Belgique, en septembre 2009. Son travail est régulièrement exposé en France et à l’étranger à l’occasion d’expositions collectives et personnelles.
Ses œuvres seront présentées du 11 au 14 avril 2019 au Festival de Céramique à Paris 11e.

Le dessin de la semaine
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2019 ♦ Semaine 10
On the treshold of a dream, Isabelle Daëron

“Le dessin traduit l’intention du projet : raconter le passage d’objets d’un monde réel à un monde rêvé. D’un côté, l’univers est noir et blanc, géométrique, de l’autre, il est coloré et vivant.”

Designer et chercheuse en design, diplômée de l’ENSCI-Les Ateliers, Isabelle Daëron conçoit des scénarios articulant espace urbain et flux naturels (eau, soleil, vent). Son activité se structure autour de trois champs de compétences agissant en synergie : design produit, design urbain et design espace. Au sein du Studio créé en 2010, les projets de design urbain sont menés par Pauline Avrillon, diplômée de l’École Boulle. Floriane Roué, architecte d’intérieur diplômée de l’ENSAD, contribue aux différents projets de set design et design d’espace. Le Studio Isabelle Daëron collabore fréquemment avec des institutions publiques (Cité du design de Saint-Étienne, CAUE Rhône-Alpes, Domaine de Chamarande, Centre Pompidou, etc.), des entreprises privées (Hermès, Leroy Merlin, Orange, Suez environnement, Lesieur, etc.), des municipalités (Ville de Rennes, Ville de Saint-Galmier, Ville de Rheu, etc.) ainsi que des manufactures (Cristal Saint-Louis).