Retrouvez les 140 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

2018 ♦ Semaine 16
Sans titre, Marie-Anne Baccichet

M.A Baccichet

“Les pages blanches du carnet se remplissent jour après jour de dessins. Cette étape indispensable nourrit ma création. Il apparaît au tout début pour fixer une idée, qui parfois ne verra jamais le jour. A ce stade, je me perds dedans pour mieux appréhender sa concrétisation physique. Le dessin m’accompagne non seulement avant, mais aussi pendant et à la fin du processus de création. Il traduit mon obsession du moment, jusqu’à parfois se transformer et ouvrir un nouveau champs de recherches.”
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Marie-Anne Baccichet commence sa formation en 2004 à l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Puis elle décide de poursuivre son cursus à l’atelier Verre de l’école des Arts décoratifs de Strasbourg où elle obtient un DNSEP (Diplôme national supérieur d’expression plastique) en 2010. Elle vit et travaille actuellement à Strasbourg.

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“Extraits“
Un récit sur la pratique du dessin collecté depuis 6 ans auprès de plus de 170 créateurs.
Rv sur notre page facebook pour retrouver le texte en continu parce-que, pour nous, le dessin c’est tous les jours !
Extraits 33
Le dessin est…

Le dessin est une langue vivante.
Le dessin est un langage non verbal.
Il y a des choses qui ne passent par les mots.
Le dessin est un langage qui ne passe pas nécessairement par l’usage des mots.

Le dessin ?
Un déplacement de l’esprit, jamais neutre.

Un moyen simple et rapide de canaliser mes pensées,
une note à la volée,
une matière brouilleuse à la fois mémoire et béquille.

Du temps, un instant, une question en suspens, une pause… et à la fois un mouvement.

Le dessin est conciliant.
Défoulatoire !

Un à-côté plus pratique que la peinture, moins cher.
Un outil pour capter les sensations aussi bien spatiales… que gustatives !
Un médium rapide et efficace, débarrassé, autant que possible, de toute anecdote.

Une écriture pour parler des fondements de la pensée humaine,
l’essence d’une mémoire partagée.
Noble, simple et complexe !

Un regard intérieur de visions opposées
Une bascule presque douloureuse
Un combat contre l’anxiété
Un tuteur, qui donne le sens de la feuille.

Une réflexion en abscisse et ordonnée et finalement toujours désordonnée.

L’entre-deux plein de promesses, mon pense-bête,
mon tir à vue, mon fond de casserole, mon bois de chauffe,
mon petit-plaisir, mon attrape papillons, mes farces et attrapes…

Une matière à penser
Un cadre qui permet de s’aventurer
Un geste de la main et du corps
Une intention cultivée, pudique et incarnée
Un talisman que l’on porte en quête de sens, à l’origine de tout ce que l’on entreprend.
Autonome, impermanent, libre.

Une manière de fragmenter et de décrypter une méditation interne souvent illisible pour le monde extérieur…

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2018  Semaine 15
Sans titre, Martine Hardy

M.Hardy

“Ce dessin est issu d’une série de formats identiques, je m’étais fixé cette contrainte. Avec de la mine de plomb et du pastel, j’ai rempli des espaces, en ai laissé d’autres vierges. J’aime bien les interstices, les espaces intermédiaires. J’y ajoute aussi parfois des fragments de tissu ou de dessins précédents.”
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Formée à l’École des Beaux-Arts de Rennes, MARTINE HARDY vit en Bretagne. Céramiste, elle travaille aussi sur papier et toile privilégiant l’usage de techniques mixtes. Passionnée par le rapport des formes entre elles, elle expose souvent simultanément volumes en terre cuite et travaux picturaux.

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Extraits 28
Le dessin est…

Le dessin est une langue vivante.
Le dessin est un langage non verbal.
Il y a des choses qui ne passent par les mots.
Le dessin est un langage qui ne passe pas nécessairement par l’usage des mots.

Le dessin ?
Un déplacement de l’esprit, jamais neutre.

Un moyen simple et rapide de canaliser mes pensées,
une note à la volée,
une matière brouilleuse à la fois mémoire et béquille.

Du temps, un instant, une question en suspens, une pause… et à la fois un mouvement.

Le dessin est conciliant.
Défoulatoire !

Un à-côté plus pratique que la peinture, moins cher.
Un outil pour capter les sensations aussi bien spatiales… que gustatives !
Un médium rapide et efficace, débarrassé, autant que possible, de toute anecdote.

Une écriture pour parler des fondements de la pensée humaine,
l’essence d’une mémoire partagée.
Noble, simple et complexe !

Un regard intérieur de visions opposées
Une bascule presque douloureuse
Un combat contre l’anxiété
Un tuteur, qui donne le sens de la feuille.

Une réflexion en abscisse et ordonnée et finalement toujours désordonnée.

L’entre-deux plein de promesses, mon pense-bête,
mon tir à vue, mon fond de casserole, mon bois de chauffe,
mon petit-plaisir, mon attrape papillons, mes farces et attrapes…

Une matière à penser
Un cadre qui permet de s’aventurer
Un geste de la main et du corps…

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2018  Semaine 14
Oiseaux et fleurs, Chengyen Lee

Chengyen Lee

“Mes œuvres étant de grande taille, je ne fais pas souvent de croquis à petite échelle. Je travaille directement à l’échelle 1 sur de grands rouleaux de papier qui peuvent contenir plusieurs modèles. Mes esquisses sont réalisées en noir sur du papier blanc. La simplicité du trait me permet de rester libre pour le choix des couleurs et des perles. Mon croquis achevé, je le reproduis par la suite sur une toile. Je peux ainsi me concentrer sur la recherche des couleurs qui lui donneront vie. Cette étape peut s’avérer longue.
L’inspiration et les idées ne surgissent pas toujours instantanément. Je reste d’ailleurs convaincu que la méticulosité joue un rôle essentiel dans l’évolution de ma création.”
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CHENGYEN LEE est un artiste brodeur. Après des études à Taïwan dans le domaine de la mode, il commence à 27 ans le travail dont il rêvait : la broderie. Fin 2011, il s’installe en France à Nantes où il vit et travaille. Plusieurs de ses œuvres ont été exposées à Taïwan, en Belgique et en France.

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Extraits 23
Le dessin est…

Le dessin est une langue vivante.
Le dessin est un langage non verbal.
Il y a des choses qui ne passent par les mots.
Le dessin est un langage qui ne passe pas nécessairement par l’usage des mots.

Le dessin ?
Un déplacement de l’esprit, jamais neutre.

Un moyen simple et rapide de canaliser mes pensées,
une note à la volée,
une matière brouilleuse à la fois mémoire et béquille.

Du temps, un instant, une question en suspens, une pause… et à la fois un mouvement.

Le dessin est conciliant.
Défoulatoire !

Un à-côté plus pratique que la peinture, moins cher.
Un outil pour capter les sensations aussi bien spatiales… que gustatives !
Un médium rapide et efficace, débarrassé, autant que possible, de toute anecdote.

Une écriture pour parler des fondements de la pensée humaine,
l’essence d’une mémoire partagée.
Noble, simple et complexe !

Un regard intérieur de visions opposées
Une bascule presque douloureuse
Un combat contre l’anxiété
Un tuteur, qui donne le sens de la feuille…

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2018  Semaine 13
En résidence, Mathilde Caylou
M.CAYLOU

“Voici un dessin extrait d’une résidence que je fais depuis presque 3 mois dans un hôpital psychiatrique.
Mes recherches s’appuient sur les notions de perspective, de point de vue, de ligne d’horizon, de notre rapport à la réalité, au monde. Les patients sont tellement dans leur propre fiction, la réalité qu’ils se sont construite, que ces mots se sont imposés à moi et m’ont guidés tout au long de la résidence. L’atelier jouxte un beau château d’eau qui alimente l’ensemble de l’hôpital, ce qui le rend autonome en eau, pompée dans la rivière… L’hôpital comme un milieu clos mais en même temps lieu de passage et de circulation. Voila pour le contexte !“
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MATHILDE CAYLOU a étudié à l’HEAR (Haute École des arts du Rhin) de Strasbourg. Elle expose régulièrement en France et à l’étranger (Strasbourg, Paris, Munich, Prague, Zwiesel, Mulhouse et Stuttgart). Elle a travaillé dans divers ateliers, à Murano, à Ebeltoft au Danemark, à Sars-Poteries (Nord) et au CIAV (Centre international d’art verrier) de Meisenthal (Moselle).