“le dessin de la semaine“

c’est l’occasion chaque semaine de découvrir un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 75  premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

Rendez vous en septembre pour la suite de cette rubrique,
d’ici-là bel été à vous tous.

2016  Été 2016
Sans titre, Marie-Anne Baccichet

M.A.Baccichet L“Une fois n’est pas coutume, mes souvenirs d’enfance ont nourri mes idées de sculptures. Cela fait un moment que je souhaite mettre le pompon à l’honneur. Il est l’objet emblématique de mon enfance. Je l’ai toujours trouvé amusant, coloré et ludique. J’en ai souvent confectionné, aidée de ma grand-mère.
Aujourd’hui couché sur le papier, il m’apparaît différent, vivant et inquiétant. Mon carnet se remplit de dizaines de pompons de couleurs différentes. Au fur et à mesure que je les dessine, ils se déforment et perdent leur forme initiale. Le pompon est à présent déstructuré. Il est devenu un parasite.“

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MARIE-ANNE BACCICHET est une artiste plasticienne, diplômée de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2010. Aujourd’hui, son temps se divise en deux : son atelier pour sa pratique personnelle (dans la campagne alsacienne) et l’atelier du Centre International d’Art Verrier de Meisenthal, où elle est salariée en tant que souffleuse de verre. 
Ses travaux de sculptures-installations sont souvent de longue haleine, sa patience n’a pas de limite. Depuis quelques mois, elle s’est lancée dans la confection de son nouveau projet autour des pompons. Associée à d’autres matières telles que le verre ou la céramique, la laine prend une tout autre dimension. Elle aime piéger le regardeur. La couleur de ses sculptures appâtent le chaland, tandis que se cachent derrière elles l’inattendue. 

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 74 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 27
Ce n’est pas un dessin mais 40 dessins que nous fêtons cette semaine !

Nous sommes très heureux de vous annoncer que l’association
Les Traces Habiles est lauréate du Prix “La Pensée“
de la Fondation Ateliers d’Art de France,
pour son ouvrage “La Consigne, les dessins des métiers d’art“

Bertrand Secret

Bertrand Secret ©

Le Prix “La pensée“ vise à encourager l’ouverture et l’analyse des métiers d’art : il récompense une personne qui, par son regard, sa pensée ou ses écrits, participe au rayonnement, à la valorisation ou à l’histoire des métiers d’art. L’ouvrage sera édité en 2017 par les Éditions Ateliers d’Art de France, maison d’édition dédiée aux métiers d’art, qu’Ateliers d’Art de France a créée en 2016.

La Fondation Ateliers d’Art de France, sous l’égide de la Fondation du Patrimoine, a pour vocation la sauvegarde, la promotion et le développement des métiers d’art de création, de tradition, d’entretien-conservation du patrimoine, notamment par la distribution de prix. Créée en 2011 par Ateliers d’Art de France, l’organisation professionnelle des métiers d’art, elle est aujourd’hui la seule Fondation dédiée à l’ensemble des métiers d’art et animée par des professionnels. Placée sous le signe de la modernité, elle encourage l’innovation, la prise de risque et le dépassement de la vision traditionnelle des métiers d’art.

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 73 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 26
Le mercredi 1er Juin An XVI, Paul Louis Rossi

Paul Louis Rossi

A cette époque, vers les cinq heures chaque matin, j’observais la montagne par la fenêtre de droite. La lumière montante peu à peu éclairait la colline et composait un dessin de nappes calcaires parmi les buissons et les arbres. Je dessinais les formes blanches sur le buffet à ma gauche. Ensuite tous les contrastes disparaissaient avec le soleil. J’en retirai une série de copies que je transformais à mesure avec des variations et des couleurs. Le dessin présenté est l’une des dernières compositions de ce thème. Fragment de montagne, moi seul en connaît l’origine. Cependant, quelque soit le degré d’abstraction, je suis certain qu’il existe dans la figure une relation secrète avec la vision primitive du matin.“
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Paul Louis Rossi est écrivain et critique. Il a reçu le Prix Mallarmé en 1995. Il travaille en collaboration avec de nombreux peintres comme Jean-Michel Meurice, François Dilasser, Véronique Flahault, Renaud Allirand, ainsi qu’avec les musiciens Jean-Yves Bosseur, Christian Rosset, Grégoire Lorieux.

 

Pour fêter l’été, nous ne résistons pas à bousculer cette rubrique …
Vous retrouverez les 72 premiers dessins dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016 ♦ Semaine 25
Calligraphie éphémère – Shanghai juin 2016

 

Shanghai nB“La Chine a vu naître dans les années 90 une pratique d’un nouveau genre, le “Dishu“. Dans la cosmo­gonie chinoise “di“, le carré, repré­sente la terre, par exten­sion le sol (le cercle repré­sen­tant le ciel, le sacré) et “chu“ signifie livre donc par associa­tion écriture. L’expression “dishu“ signifie donc littéralement écriture carrée, mais le sens réel est dans ce contexte “calli­gra­phie sur le sol“: prati­quer une écriture éphémère au sol en utili­sant l’eau comme encre. Très populaire, ce phénomène récent est pratiqué quotidiennement par des milliers de calligraphes anonymes dans les parcs ou sur des grandes places. La magie opère à partir de 6h du matin en été, telle une scène de ballet, des petits groupes arpentent les différents sols pavés trans­formés d’un coup en une immense feuille de papier. Armés d’un petit sceau et d’un pinceau à pointe en mousse, ces calligraphes de l’aube commencent leurs danses matinales. Extraits littéraires, poésies ou aphorismes sont tracés l’espace d’un instant.“
François Chastanet
http://francoischastanet.com/works/dishu-ground-calligraphy-in-china
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François Chastanet (1975), architecte et typographe (Dplg, Dea histoire architecturale et urbaine, Atelier national de recherche typographique – ANRT) co-fondateur du studio de conception graphique TypoMorpho, enseigne depuis 2002 le design graphique et la typographie au sein du Département design graphique de l’Institut supérieur des arts Toulouse – isdaT (et conjointement de 2010 à 2012 dans le Département Design de l’École supérieure d’art et de design de Saint Étienne – Esadse). Écrit sur l’épigraphie contemporaine avec un intérêt particulier pour la communication visuelle des cultures urbaines. Auteur en 2007 d’un ouvrage de référence intitulé Pixação: São Paulo Signature, documentant la relation entre la signature urbaine, le corps et l’architecture, il publie en 2009 un second ouvrage intitulé Cholo Writing: Latino Gang Graffiti in Los Angeles aux éditions Dokument Press. Lauréat en 2011 du programme international « Hors Les Murs » de l’Institut Français, il publie en 2013 un nouveau projet documentaire intitulé Dishu: Ground Calligraphy in China sur les pratiques calligraphiques contemporaines dans l’espace public chinois.

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 71 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 24
Wave, Patrick Grandvuillemin

P.Grandvuillemin

“Je persiste à me maintenir dans ce métier de scéno/éclairage/régies diverses, sans arriver à dégager un temps qui me permette de voir clair devant/ le dessin, continue à être pratiqué « à l’arrache » !“
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PATRICK GRANDVUILLEMIN est scénographe.
“Patrick Granvuillemin, n’est pas un personnage du paraître, ne comptez pas sur lui pour des pages de théories sur vos projets à réaliser. Que ce soit dans des conceptions d’éclairage ou dans les multiples scénographies réalisées pour des compagnies de théâtre, il prend le temps, fidèlement accompagné par son carnet à dessin, d’expliquer, de traduire et surtout de faire comprendre que la création est en chacun de nous.
Touche à tout, inventeur et sensible, il est avant tout profondément humain, c’est ce qui fait que la matière lui sourit, et qu’elle se laisse aller entre ses mains pour donner le meilleur d’elle-même.“
Christian Magnani

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 70 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 23
Sans titre, Sylvain CORTHAY

DESSIN L

“Je n’aime pas les commentaires… mais, pour vous être agréable, disons que ce genre de truc (le dessin) me prend une semaine et que ça ne veut rien dire d’autre qu’un délire un peu écouté, ligne après ligne. Ça raconte une histoire que je ne connaissais pas avant de l’avoir écrite. A chacun de se promener dedans en sifflottant les 4 saisons de Vivaldi ou toute autre rengaine familière au goût de gingembre.“
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SYLVAIN CORTHAY est “un vieux saltimbanque“, metteur en scène, enseignant, écrivain… 
De Vilar à Brook en passant par Wilson et Barrault ; une bonne cinquantaine de téléfilms ; au cinéma avec Jacques Rivette, Alain Robbe-Grillet, Otto Preminger, Michel Deville, Coline Serreau… Enseignant à New York, Lima, Caracas, Grèce, Danemark, Afrique, Suisse, Italie. Il a mis en scène entres autres Le “Faust“ de Marlowe, “Knepp“ de Jorge Goldenberg, “Les Bonnes“ de Jean Genet et publié des textes variés : “Lumière Volée“ (Poésie), “La Falaise“ (Théâtre), “Monsieur Knepp“ (Traduction de l’Espagnol) de J. Goldenberg. “Quelque Chose de Naturel“ (Idem.), “L’Ombre Bleue“ (Radio France).

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 69 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 22
Altitudes 580-2150, Amélie BLACHOT

Amélie Blachot“En s’emparant des outils d’études qui permettent de lire et comprendre le relief, j’ai réalisé une série de dessins de courbes de niveaux.
Ces indices sur la nature des lieux composent des formes graphiques multiples cernées de traits noirs, où la division par la série et la marge blanche entourant chaque dessin transforment ces derniers en véritable objets de tous territoires.
Le dessin est un médium essentiel que j’utilise comme repère ou constante dans chacune de mes études de territoire ; il me permet de rentrer en immersion dans le lieu pour ensuite le représenter sous d’autres formes, en volumes et installations.“

Série de 49 carrés de courbes de niveaux noires avec marges blanches, imprimés sur papier blanc mat 350 grs, 1 carré : 20,7 X 20,7 cm, soit 153 cm X 153 cm, édition 1/5, 2016.
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AMÉLIE BLACHOT est paysagiste dplg diplômée de l’ENSP de Versailles et artiste. Elle développe un champ nouveau où les arts plastiques sont employés pour révéler les fondamentaux de paysage, naturels et anthropiques, d’un lieu. Par sa représentation différente des villes et territoires, elle offre une nouvelle manière de regarder le paysage, permettant ainsi de révéler sa beauté et d’ouvrir au questionnement quant à sa transformation.

“Les Monts Bleus“ d’Amélie Blachot sont exposés au Musée Matheysin à La Mure, du 20 mai au 30 septembre 2016 dans le cadre de l’exposition collective “Paysages In Situ”.
Son travail dans le cadre de la résidence à La Villa Le Nôtre, fera l’objet d’une exposition du 15 au 20 septembre 2016 au Potager du Roi à Versailles.

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