Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 78 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 38
Sans titre, Patrice Novarina

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“ Rassemblés comme des timbres, des foules d’individus qui envahissent mes carnets dès que je relâche ma vigilance. »
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PATRICE NOVARINA architecte, né dans une famille de constructeurs et d’artistes est également plasticien, comme l’est aussi son frère Valère, auteur dramatique. Il aime se surprendre, fixer sur le papier les traces de voyages souvent imaginaires, débusquer quelques “souvenirs du futur“, des paysages de ruines antiques, des cabanes de rêve, des gratte-ciels et toutes sortes de constructions improbables dont certaines ne sont pas sans parenté avec ses Archisculptures présentées à la Cité du Patrimoine à Paris lors de l’exposition Archi et BD la ville dessinée. Son dernier ouvrage D’un carnet à l’autre est paru en 2016 aux Éditions Calligrammes.

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 77 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 37
Ciudad Juarez, Sébastien Lange

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Voici le dessin d’une de mes créations au Mexique, à Ciudad Juarez lieu du premier féminicide de l’histoire et de la guerre des cartels où je vis actuellement. C’est un cimetière grandeur nature avec des acteurs qui chuchotent leur histoire de morts, ordonné  comme un oratorio dont le choeur final intègrera les morts de la révolution mexicaine.
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SEBASTIEN LANGE est comédien. Il interprète les œuvres de William Shakespeare, Nikolaï Erdman, Spiro Scimone, Patrick Kermann… En 2007, il passe de l’autre côté de la scène pour la pièce Dramuscules de Thomas Bernhard qu’il met en scène- et en son. Il a une conception du théâtre comme étant un exercice de groupe, un ensemble d’échanges, et c’est pourquoi il fonde en 2005 le collectif De Quark avec trois autres comédiens, metteurs en scène et dramaturges. Le collectif s’attache à interroger les frontières au sens large : entre les formes, les identités, les disciplines. En 2014, le collectif initie un processus de mise en scène qui intègre différents textes contemporains de format court et joue dans des lieux divers tels un théâtre, une galerie d’art, un tri postal, une salle de sport, un musée d’art contemporain. Il vit et travaille actuellement au Mexique.

Au boulot, c’est la rentrée !

La rubrique “ le dessin de la semaine“ vous donne l’occasion de découvrir chaque semaine
un dessin d’atelier commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 76  premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“.

2016  Semaine 36
Sans titre, Julian Schwarz

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“ Comme toujours je dessine uniquement afin de trouver un nouveau projet de sculpture. Actuellement j’ai dévié un petit peu en quittant les conteneurs comme sujet pour essayer de faire naître une sculpture dans une épaisse tranche/planche de bois. Savoir si je vais y arriver est une autre question !“
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JULIAN SCHWARZ vit et travaille en Bourgogne. Après ses études à l’école d’art Slade à Londres, il construit des formes complexes en bois. Celles-ci se sont développées en de grands vaisseaux taillés dans un seul bloc. Il travaille actuellement les billes avec des outils manuels et traditionnels.
Il est lauréat du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main en 2010. Ses oeuvres se trouvent au Fonds National d’Art Contemporain, au Musée des Arts Décoratifs à Paris, à la Henry Moore Foundation, à la Tate, au V&A Museum et dans de nombreuses collections particulières.

“le dessin de la semaine“

c’est l’occasion chaque semaine de découvrir un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 75  premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“

Rendez vous en septembre pour la suite de cette rubrique,
d’ici-là bel été à vous tous.

2016  Été 2016
Sans titre, Marie-Anne Baccichet

M.A.Baccichet L“Une fois n’est pas coutume, mes souvenirs d’enfance ont nourri mes idées de sculptures. Cela fait un moment que je souhaite mettre le pompon à l’honneur. Il est l’objet emblématique de mon enfance. Je l’ai toujours trouvé amusant, coloré et ludique. J’en ai souvent confectionné, aidée de ma grand-mère.
Aujourd’hui couché sur le papier, il m’apparaît différent, vivant et inquiétant. Mon carnet se remplit de dizaines de pompons de couleurs différentes. Au fur et à mesure que je les dessine, ils se déforment et perdent leur forme initiale. Le pompon est à présent déstructuré. Il est devenu un parasite.“

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MARIE-ANNE BACCICHET est une artiste plasticienne, diplômée de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2010. Aujourd’hui, son temps se divise en deux : son atelier pour sa pratique personnelle (dans la campagne alsacienne) et l’atelier du Centre International d’Art Verrier de Meisenthal, où elle est salariée en tant que souffleuse de verre. 
Ses travaux de sculptures-installations sont souvent de longue haleine, sa patience n’a pas de limite. Depuis quelques mois, elle s’est lancée dans la confection de son nouveau projet autour des pompons. Associée à d’autres matières telles que le verre ou la céramique, la laine prend une tout autre dimension. Elle aime piéger le regardeur. La couleur de ses sculptures appâtent le chaland, tandis que se cachent derrière elles l’inattendue. 

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 74 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 27
Ce n’est pas un dessin mais 40 dessins que nous fêtons cette semaine !

Nous sommes très heureux de vous annoncer que l’association
Les Traces Habiles est lauréate du Prix “La Pensée“
de la Fondation Ateliers d’Art de France,
pour son ouvrage “La Consigne, les dessins des métiers d’art“

Bertrand Secret

Bertrand Secret ©

Le Prix “La pensée“ vise à encourager l’ouverture et l’analyse des métiers d’art : il récompense une personne qui, par son regard, sa pensée ou ses écrits, participe au rayonnement, à la valorisation ou à l’histoire des métiers d’art. L’ouvrage sera édité en 2017 par les Éditions Ateliers d’Art de France, maison d’édition dédiée aux métiers d’art, qu’Ateliers d’Art de France a créée en 2016.

La Fondation Ateliers d’Art de France, sous l’égide de la Fondation du Patrimoine, a pour vocation la sauvegarde, la promotion et le développement des métiers d’art de création, de tradition, d’entretien-conservation du patrimoine, notamment par la distribution de prix. Créée en 2011 par Ateliers d’Art de France, l’organisation professionnelle des métiers d’art, elle est aujourd’hui la seule Fondation dédiée à l’ensemble des métiers d’art et animée par des professionnels. Placée sous le signe de la modernité, elle encourage l’innovation, la prise de risque et le dépassement de la vision traditionnelle des métiers d’art.

Chaque semaine, un dessin commenté par son auteur.
Vous retrouverez les 73 premiers dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016  Semaine 26
Le mercredi 1er Juin An XVI, Paul Louis Rossi

Paul Louis Rossi

A cette époque, vers les cinq heures chaque matin, j’observais la montagne par la fenêtre de droite. La lumière montante peu à peu éclairait la colline et composait un dessin de nappes calcaires parmi les buissons et les arbres. Je dessinais les formes blanches sur le buffet à ma gauche. Ensuite tous les contrastes disparaissaient avec le soleil. J’en retirai une série de copies que je transformais à mesure avec des variations et des couleurs. Le dessin présenté est l’une des dernières compositions de ce thème. Fragment de montagne, moi seul en connaît l’origine. Cependant, quelque soit le degré d’abstraction, je suis certain qu’il existe dans la figure une relation secrète avec la vision primitive du matin.“
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Paul Louis Rossi est écrivain et critique. Il a reçu le Prix Mallarmé en 1995. Il travaille en collaboration avec de nombreux peintres comme Jean-Michel Meurice, François Dilasser, Véronique Flahault, Renaud Allirand, ainsi qu’avec les musiciens Jean-Yves Bosseur, Christian Rosset, Grégoire Lorieux.

 

Pour fêter l’été, nous ne résistons pas à bousculer cette rubrique …
Vous retrouverez les 72 premiers dessins dans l’onglet “le dessin de la semaine“ 

2016 ♦ Semaine 25
Calligraphie éphémère – Shanghai juin 2016

 

Shanghai nB“La Chine a vu naître dans les années 90 une pratique d’un nouveau genre, le “Dishu“. Dans la cosmo­gonie chinoise “di“, le carré, repré­sente la terre, par exten­sion le sol (le cercle repré­sen­tant le ciel, le sacré) et “chu“ signifie livre donc par associa­tion écriture. L’expression “dishu“ signifie donc littéralement écriture carrée, mais le sens réel est dans ce contexte “calli­gra­phie sur le sol“: prati­quer une écriture éphémère au sol en utili­sant l’eau comme encre. Très populaire, ce phénomène récent est pratiqué quotidiennement par des milliers de calligraphes anonymes dans les parcs ou sur des grandes places. La magie opère à partir de 6h du matin en été, telle une scène de ballet, des petits groupes arpentent les différents sols pavés trans­formés d’un coup en une immense feuille de papier. Armés d’un petit sceau et d’un pinceau à pointe en mousse, ces calligraphes de l’aube commencent leurs danses matinales. Extraits littéraires, poésies ou aphorismes sont tracés l’espace d’un instant.“
François Chastanet
http://francoischastanet.com/works/dishu-ground-calligraphy-in-china
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François Chastanet (1975), architecte et typographe (Dplg, Dea histoire architecturale et urbaine, Atelier national de recherche typographique – ANRT) co-fondateur du studio de conception graphique TypoMorpho, enseigne depuis 2002 le design graphique et la typographie au sein du Département design graphique de l’Institut supérieur des arts Toulouse – isdaT (et conjointement de 2010 à 2012 dans le Département Design de l’École supérieure d’art et de design de Saint Étienne – Esadse). Écrit sur l’épigraphie contemporaine avec un intérêt particulier pour la communication visuelle des cultures urbaines. Auteur en 2007 d’un ouvrage de référence intitulé Pixação: São Paulo Signature, documentant la relation entre la signature urbaine, le corps et l’architecture, il publie en 2009 un second ouvrage intitulé Cholo Writing: Latino Gang Graffiti in Los Angeles aux éditions Dokument Press. Lauréat en 2011 du programme international « Hors Les Murs » de l’Institut Français, il publie en 2013 un nouveau projet documentaire intitulé Dishu: Ground Calligraphy in China sur les pratiques calligraphiques contemporaines dans l’espace public chinois.